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Comprendre la miséricorde au quotidien à travers l’exemple du Bon Samaritain

On peut a avoir appris beaucoup de la foi (la doctrine: ensemble de vérités à croire, professer, enseigner…) et ne pas croire, puisque le savoir peut être seulement intellectuel, académique. Ce qui est exprimé dans ce récit, c’est la charité, la miséricorde : être proche de celui qui en a besoin, même les ennemis (relations entre Juifs et Samaritains), avoir compassion de l’autre.

Aux temps de Jésus, l’interprétation de la Parole s’orientait surtout vers la doctrine (Je crois en un certain nombre de vérités de foi, de vérités dogmatiques). Jésus veut nous porter sur l’autre aspect de la foi (comme vertu, habitus à faire le bien). Il veut susciter en ses auditeurs le désir et la propension naturelle à faire le bien. Pour cela, il utilise l’allégorie: une espèce de métaphore narrative (en action) qui ne se limite pas à faire des comparaisons et à absoudre ou condamner. Jésus n’entre pas, en effet, dans les subtilités du judaïsme pour condamner ou absoudre le lévite ou le prêtre qui se rendaient au culte et qui ne devaient pas toucher du sang au risque ne plus participer au culte. La Parabole est assez neutre que Jésus laisse le jugement à son auditoire qui doit tirer des conclusions.

La parabole du Bon Samaritain à une visée didactique (au-delà de l’art de raconter en utilisant des éléments connus de l’interlocuteur = réalisme). Comment enseigne le récit ? C’est un exemple d’action qui a le pouvoir d’attraction de par sa beauté. Le récit crée une certaine MIMESIS, une imitation : « va et fais la même chose » si cela t’a plu. Par le pouvoir de la beauté admirée, on fait sien ce qui plaît. La question ici n’est pas : que dois-je faire? Puisque le scribe y a répondu. Mais la question fondamentale est: Qui est Dieu dont parle le scribe dans sa réponse? Il ne se pose pas cette question qu’il donne pour évidente et passe directement à la deuxième : Qui est mon prochain ? Qui dois-je aimer?

Le contexte global de la parabole: notre temps où l’humanité est défigurée par le péché; elle n’est pas morte, mais frappée.
Pour cela, elle a besoin :

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Aujourd’hui, si nous entendons sa Parole, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur

A la suite et à l’écoute de Jésus
En ce quatrième dimanche du Temps Ordinaire, l’évangéliste Saint Marc nous entraîne à accompagner Jésus, à entrer avec lui dans la synagogue de Capharnaüm. Une notion de temps est mentionnée : c’est « le jour du sabbat ». Le rendez-vous hebdomadaire des croyants juifs. Alors entrons avec Jésus, accompagnés de ses disciples, dans ce lieu de la prière, et comme les habitants de Capharnaüm écoutons-le qui enseigne. Disposons-nous à recevoir de Lui Jésus, une nourriture pour notre vie de croyant. Sommes-nous toujours disposés à écouter ?

Capharnaüm

Symbole même de la Galilée des païens, comme on le méditait dimanche passé. Capharnaüm, zone maritime avec un port au commerce florissant, ce lieu de passage, de mélanges de races, de croyances, de comportements, de niveaux de vie diversifiés (aisée ou moins aisée,…) : voilà où l’urgence du salut porte Jésus. A Capharnaüm, la présence du Règne de Dieu est vite reconnue : tout le monde admire ce maître qui parle avec autorité, puisqu’il ne cite personne d’autre : il est lui-même le référent de ce qu’il dit. Nous le savons en Saint Matthieu : « on vous a dit… moi je vous dis ». C’est même cette autorité que reconnaît cette personne possédée par un esprit mauvais. Arrêtons-nous y un instant: nous sommes en présence d’un cri qui explose du silence admiratif et contemplatif du sermon de Jésus : « que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint de Dieu ». Et c’est VRAI !! Que se passe-t-il au juste ?

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Jésus-Christ est la réponse aux interrogations les plus profondes de chacun de nous, sur le sens de la vie et de l’histoire.

Tu diras: « Parle Seigneur! »

Le thème de l’appel du Seigneur est au cœur des lectures de ce dimanche. La première lecture nous relate le récit de l’appel du jeune Samuel, un appel gratuit et éminemment personnel de la part du Seigneur : « Samuel, Samuel ! ». Celui qui répond à l’appel trouve le sens plénier de sa vie, sens que nous cherchons sans cesse et à tâtons. En effet, ces mots sont vraiment nôtres : « Tu nous a faits pour Toi Seigneur, et notre cœur reste inquiet tant qu’il ne repose en Toi », écrivait Saint Augustin.

Dans l’évangile, il est aussi question du Seigneur qui appelle. Mais cette fois, l’appel fait suite à la recherche. Jean-Baptiste a désigné à deux de ses disciples, André et un autre qui n’est pas nommé (pour que nous puissions y trouver notre place), l’Agneau de Dieu et cette désignation a la force d’envoi pour eux. C’est Lui, l’Agneau qu’il faut maintenant suivre. Alors sans dire un mot, les disciples quittent celui qui avait été leur maître pour suivre Jésus. Dans leur quête du Messie, ils ont été guidés par le Précurseur qui les met sur le chemin, oriente leur recherche.

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