Du livre des Lévites, notre première lecture extrait le commandement de l’amour du prochain précédé de cette exhortation : «Soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu !». En s’aimant les uns les autres, ce peuple doit savoir que c’est la solidarité nationale qui lie entre eux les membres du peuple élu qui est ici décrite : « Ton frère, ton compagnon, les fils de ton peuple » désignent en effet les seuls Israélites. Pourtant le fondement de cette solidarité n’est plus le sang ou la race, mais l’Alliance de Dieu. Parce qu’il a fait de ce peuple son peuple, Dieu lui demande d’être saint. Lorsque Jésus nous révélera la paternité universelle de Dieu, l’humanité entière sera reconnue comme le peuple de Dieu et le prochain à aimer n’aura plus de frontières.
Cette expression : ‘‘œil pour œil et dent pour dent’’ est appelée la loi du talion. Nous pourrions penser que c’est une loi très cruelle mais, en fait, elle marque déjà un progrès sur le passé, car ici l’intention est de limiter la revanche, de protéger l’offenseur d’une punition plus grande que le crime qu’il a commis. Nous lisons dans Genèse 4, 24 « Si Caïn est vengé sept fois, (suite…)


Dans le sermon sur la montagne Jésus indique ce qu’on pourrait appeler la « constitution du christianisme». Chaque organisation, chaque pays a besoin d’une constitution, d’un système de lois et de principes directeurs qui aident les membres à entrer et rester en relation les uns avec les autres. L’Évangile d’aujourd’hui (Mt 5, 17-37) continue à nous montrer quelques-uns des éléments de cette constitution. La constitution ancienne qui assurait l’unité du peuple d’Israël n’est pas totalement abandonnée, mais Jésus montre que la nouvelle est complètement différente ; elle demande l’obéissance au niveau du cœur, et non pas tant l’obéissance à des lois extérieures.




