Inzira z’ámahóro: « va hāsí, umanúkane inzira…. »
Mw’Ijambo ry’Imana ry’uyu musi twumvamwo ibi mu gisomwa ca mbere:Seigneur, c’est certain que tu es là au cœur de nos vies, dans nos tourments, sur nos routes de doutes et de désespoir…. Fais de moi ton témoin.
Le même jour
L’indication : le même jour nous place dimanche de la résurrection. Pâques. Ce dimanche qui dure 50 jours. Si nous savions l’importance de ce grand jour dans la vie des chrétiens! Ce jour du Seigneur, c’est le Seigneur des jours, la fête primordiale pour les chrétiens. Quand il perd son éclat dans nos vies, le Seigneur des jours s’éclipse dans nos vies qui ne deviennent qu’une succession de nos projets, de nos plans et de nos stratégies.
Aujourd’hui, l’Evangile nous assure que Jésus est vivant et qu’il est toujours le centre à partir duquel se construit la communauté de ses disciples. C’est précisément dans ce contexte ecclésiale- dans une rencontre communautaire, dans le dialogue avec nos frères qui partagent notre foi, dans l’écoute communautaire de la parole de Dieu, dans l’amour partagé par des actes fraternels et de service aux autres- que les disciples peuvent expérimenter leur rencontre avec Jésus ressuscité.
Les disciples accablés de tristes pensées, n’ont jamais imaginé que cet étranger fut précisément leur Maître qui était déjà ressuscité. Pourtant, leur cœur «brûlait» (cf. Lc 24,32), lorsqu’Il leur parlait et leur expliquait les Ecritures. La lumière de la Parole enlevait la dureté de leur cœur et «leurs yeux s’ouvrirent» (Lc 24,31).
L’icône des disciples d’Emmaüs nous sert de guide sur la longue route de nos doutes, (suite…)
Le Christ ressuscité est la manifestation de la plénitude de la miséricorde de Dieu.
Le désir de Dieu de voir l’homme libre traverse toutes les difficultés de l’histoire de l’humanité et triomphe en cette nuit de la veillée pascale. En Jésus-Christ, l’homme retrouve l’image de Dieu qu’il avait perdue en cédant aux séductions du « serpent », l’image perdue à cause de l’infidélité du peuple d’Israël et de nous-mêmes quant à nos engagements baptismaux et autres, ou bien quand il cède aux faux ordres des puissants (ceux qui peuvent nous promettre ceci ou cela pourvu que nous collaborions à leurs sales besognes). A travers le tombeau vide, nous voyons la misère de l’homme qui arrive et touche le cœur de Dieu : la misère cède place à la miséricorde (misère au cœur– cordis) de Dieu.
Cette miséricorde se manifeste depuis le commencement. Dieu ne se désintéresse pas de ce qu’il a créé. Il regarde ce qu’il a fait et le trouve beau (cfr la première lecture : Gn 1,1.26-31). Le patriarche Abraham fut le premier à faire expérience de cette miséricorde, comme nous le lisons dans la 2ème lecture de cette veillée pascale (Gn22, 1-18). Il s’est rendu compte que ce Dieu n’est pas inhumain et cruel. Il a vu un Dieu qui veut libérer l’homme de n’importe quel type d’oppression, même celle qui dériverait d’une religion qui prétend aux sacrifices trop lourds à supporter. Ainsi, Dieu libéra Isaac de la main de son Père qui voulut le donner en sacrifice en l’immolant. Il n’avait pas encore compris que (suite…)







