Humuriza abo imitima yatuntuye, uti : « Rye umutima amenyo, mureke kugira ubwoba. Ng’uyo Umukama Imana yanyu : igihe co guhorwa kirashitse, Imana yabibutse, ni yo ije kubakiza. »
Amaso y’impumyi azoca akanura, amatwi y’intumva azibûke. Ibimuga bizosimba bugeregere, ururimi rw’ibiragi rutere imvyino z’agahimbare. Mu bihugu bitazi amazi, azokwisuka, imvura izoba nyamwondo mu ntara zagadutse. Umusenyi uturira uzohinduka igitanga, ahagataye hazocika amasôko. Lire la suite
Par la foi qui nous ouvre aux merveilles de Dieu, nous sommes capables d’écouter et de proclamer la parole de Dieu.
« Ne craignez pas » : Isaïe répercute dans notre première lecture une parole de Dieu qu’on retrouve tout au long de la Bible (on dit plus de 360 fois, ce qui voudrait dire que le Seigneur nous le dit chaque jour de notre vie). Dès lors que Dieu lui-même vient sauver les hommes, il leur faut bannir la peur. C’est alors que s’ouvriront les oreilles des sourds, et la bouche des muets criera de joie. Cette prophétie se réalise littéralement dans la guérison d’un sourd-muet rapportée ce dimanche dans l’Evangile de Saint Marc. Nous sommes en présence d’une catéchèse baptismale centrée sur l’écoute de la parole de Dieu (les oreilles) et la confession se la foi (la langue). Entendre et parler: l’appel s’adresse à nous qui avons souvent les oreilles obstruées et la langue étrangement nouée (ntā guhāndwa ku rurími ikirēnge kírihó, disent les Burundais: est-ce vraiment héroïque??). Nous prêtons oreille complaisante à des commérages, à des ragots les plus douteux et les rumeurs de toutes sortes, mais nous n’entendons pas souvent les cris de détresse (inda y’úwùúndi ikomá indûrú ntiwûmve!!!) ; nous sommes intarissables sur des sujets scabreux, du tout inutiles, mais frappés souvent (suite…)
IDOMINIKA YA 23 YO MU MWAKA (Umwâka B)
Du pur et de l’impur: le chrétien nourrit son intériorité en Jésus-Christ pour l’extérioriser dans sa vie.
La contraposition entre l’obéissance et la liberté est typique d’une phase spécifique de la croissance : l’adolescence. Dans l’Evangile, l’attitude que Jésus nous présente est un exemple d’un christianisme adulte. Si d’une part, Jésus dénonce avec force ceux qui voudraient instrumentaliser la loi pour en faire un instrument d’oppression de l’homme, de l’autre, il nous met en garde : tout ce qui nous vient de l’intérieur n’est pas forcément positif. C’est pourquoi Jésus déplace l’attention vers notre monde intérieur qui est fait d’intentions, de motions et d’émotions.
Dans notre langage quotidien, nous nous rendons compte de la présence de beaucoup de lieux communs ( topoi en grec). Par exemple, on entend des personnes dire que nous ne sommes plus au Moyen-Age (pour dire qu’il était un temps obscur…) en oubliant que par exemple, les universités sont nées en ce temps-là ! Pour l’Evangile de ce jour, on risque d’être superficiel et succomber au même préjugé. Un de ces lieux communs est la description caricaturale qu’on se fait du judaïsme aux temps de Jésus. On est porté à penser que les contemporains de Jésus vivaient une religiosité excessive et formelle, extérieure et hypocrite, donc pharisaïque. Et on pense alors que le christianisme (doctrine fondée en Jésus-Christ) est une religion d’intériorité. Allons-y doucement !
Dans les faits, l’hébraïsme était et est une religion de l’intériorité comme le christianisme. Ce dont Marc parle aujourd’hui se réfère à une pratique minoritaire qui étendait au quotidien les ablutions sacerdotales. Par contre, (suite…)







