Pour découvrir qui est Jésus, il faut oser nous mettre à sa suite sur les chemins de sa Pâque, et contempler avec les yeux de la foi, la gloire du Fils de Dieu qui resplendit au cœur même de la déréliction de sa Passion d’amour. Mieux que tous les autres évangélistes, Jean souligne la manière dont Jésus domine ceux qui semblent disposer de lui. C’est Jésus et lui seul qui dirige les événements selon les desseins du Père, les menant à leur parfait accomplissement. Si l’évangéliste insiste ainsi sur la souveraine liberté de Notre-Seigneur, c’est pour souligner qu’il vit sa Passion comme une offrande d’amour. Judas n’a même pas besoin de livrer son Maître : celui-ci se présente lui-même : « Qui cherchez-vous ? ». Bousculade imprévue ? Surprise devant la sérénité et la maîtrise de celui qu’ils viennent arrêter ? Ou mystérieuse terreur religieuse ? Quoi qu’il en soit, les gardes et les soldats « reculent et tombent à terre », se prosternant sans le vouloir devant la majesté de leur victime.
Comme « le Bon Berger qui donne sa vie pour ses brebis », Jésus protège les siens et les met à l’abri : « Si c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci ». Saint Jean commente : « C’est ainsi que devait s’accomplir la parole que Jésus avait dite : “Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donné” ». Par contre pour lui-même, (suite…)


La celebrazione del Giovedì Santo è un’immersione profonda nella ricchezza della vita cristiana ordinaria: servizio ministeriale, che non riguarda solo vescovi e preti, ma tutta la Chiesa: lavare i piedi ai fratelli, cioè prendersi cura della loro vita e della loro salvezza tutti i giorni; comunione fraterna che ha la sua fonte e il suo culmine nell’Eucaristia. Questa Eucaristia celebrata deve concretizzarsi nella vita concreta, una vita vissuta nell’unita e nella comunione dei beni, una che non gode del superfluo mentre ce ne sono tanti che mancano il necessario.




