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Archives d’Auteur: Patiri Lambert
La foi se fortifie lorsqu’on la donne. Allez de toutes les nations, faites des disciples
Jésus est ressuscité. Avec la mort et la résurrection de Jésus, une page est tournée, celle que Luc a exposée dans son Evangile. Son second livre, les Actes des Apôtres, s’ouvre sur une période intermédiaire de 40 jours, délai symbolique qui évoque à la fois le déluge purificateur, la traversée du désert, les tentations de Jésus, le temps nécessaire pour renaitre à une nouvelle vie (l’enfant passe dans son sein maternel 40 semaines avant de naitre !). L’ascension de Jésus signifie que tout est prêt pour que commence le temps de l’Esprit et de l’Eglise et la finale de Matthieu souligne ma portée ecclésiale de l’absence de Jésus. Le ressuscité proclame le pouvoir cosmique dont il a été investi par Dieu, mais pas pour en être jaloux, mais pour fonder sa mission qu’il confie à ses disciples. Tout est-il prêt pour ces disciples ? Ecoutons les lectures que nous propose la liturgie.
Les disciples sont encore sous le choc de l’immense joie d’avoir retrouvé Celui en qui ils avaient cru, Celui qui les avait guéris, (suite…)
« Je suis le Chemin vers la Vérité et la Vie », nous dit Jésus.
«Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures. » Image parlante de l’accueil que Dieu réserve à l’extrême diversité de ses créatures. Dans son Royaume, tous peuvent se sentir à l’aise, et chacun y est respecté pour ce qu’il est. «Pour aller où je vais, vous savez le chemin.» Ce chemin, c’est désormais un homme, Jésus de Nazareth. Il appelle ses compagnons de route à le suivre, sans autre condition préalable que l conversion du cœur. Qui a jeté sur cet homme un regard de foi, celui-là a vu Dieu. L’expérience montre que les hommes s’engagent sur ce chemin sans renoncer à la diversité de leurs langages, de leurs sensibilités et de leurs rites. La première lecture illustre ce respect du pluralisme lorsque la communauté décide d’affecter au groupe des hellénistes sept hommes parlant le grec.
La communauté primitive de Jérusalem que Luc nous a dépeinte si unie, n’en comportait pas moins des convertis originaires de deux milieux différents par la langue et la mentalité : les juifs de Palestine et ceux du reste du monde. Ce qui n’allait pas (suite…)
« Pour qu’ils/elles aient la vie, et en abondance ». Quelle est ma part ? Pensons à notre vocation.
Quand un architecte donne l’ordre de mettre telle pierre/brique dans l’angle, c’est par qu’il bien l’idée du projet dont il est le concepteur. Dans l’entreprise du salut qui a été conçu par Dieu (la Sainte-Trinité), il a mis le Christ comme pierre angulaire. En même temps, il a pensé /il pense à chacun de nous comme pierre vivante pour faire partie de ce grand projet. C’est pour cela que chacun de nous est UNE VOCATION, chacun de nous a UNE VOCATION. En d’autres mots, Dieu appelle chacun de nous à occuper son poste et son rôle dans le grand chantier de sauver l’humanité dont il fait partie. Dans l’Eglise, les appels sont multiples comme le sont les places occupées par chacune des éléments d’une construction. Tous, nous avons le devoir de sauver ceux que nous rencontrons sur notre chemin.
Ce quatrième dimanche de Pâque, dont la liturgie nous présente la parabole du Christ Bon Berger, est traditionnellement choisi comme Journée mondiale de prière pour les vocations. Nous le savons hélas trop bien : depuis quelques années (suite…)






