Évangéliser les aréopages contemporains

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Archives d’Auteur: Patiri Lambert

Burundi: Mugera, Mont Sion Gikungu, … la force évangélisatrice de la piété populaire.

Les Sanctuaires de Mugera, du Mont Sion Gikungu, différents lieux de pélèrinages, différentes paroisses du Burundi sont les lieux d’expression de cette piété populaire. Pèlerinages, Veillée de prières, messes imageen plein air,…. La piété populaire est une preuve de la réception de l’Evangile par un peuple. Les pasteurs le comprennent quand ils s’en approchent et contribuent à nourrir et fortifier cette foi ainsi exprimée.
Dans ces moments, on est aussi en train de se réjouir de la pluie qui se faisait rare et dont on prédisait les premières en février. Merci Seigneur pour ce peuple qui ne perd pas ses élans et sa piété malgré les difficultés qu’il affronte.

Ecoutons  à ce propos le Pape François.

« Nous pouvons penser que les divers peuples, chez qui l’Évangile a été inculturé, sont des sujets collectifs actifs, agents de l’évangélisation. Ceci se vérifie parce que chaque peuple est le créateur de sa culture et le protagoniste de son histoire. La culture est quelque chose de dynamique, qu’un peuple recrée constamment, et chaque génération transmet à la suivante un ensemble de comportements relatifs aux diverses situations existentielles, qu’elle doit élaborer de nouveau face à ses propres défis ». (…)

Mont Sion Gikungu« Dans la piété populaire, on peut comprendre comment la foi reçue s’est incarnée dans une culture et continue à se transmettre. Regardée avec méfiance pendant un temps, elle a été l’objet d’une revalorisation dans les décennies postérieures au Concile. Ce fut Paul VI, dans son Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi qui donna une impulsion décisive en ce sens. Il y explique que la piété populaire « traduit une soif de Dieu que seuls les simples et les pauvres peuvent connaître » et qu’elle « rend capable de générosité et de sacrifice jusqu’à l’héroïsme lorsqu’il s’agit de manifester la foi ». (…)

« Pour comprendre cette réalité il faut s’en approcher avec le regard du Bon Pasteur, qui ne cherche pas à juger mais à aimer. C’est seulement à partir d’une connaturalité affective que donne l’amour que nous pouvons apprécier la vie théologale présente dans la piété des peuples chrétiens, spécialement dans les pauvres… » (…)

Cfr Evangelii Gaudium, Nº 122-125.

Photos exprimant la piété populaire par la dévotion mariale au Burundi. Ici, les fidèles aux Sancturaires de Mont Sion Gikungu (Bujumbura) et de Mugera (Gitega)

MugeraMugeraMugera Veillée de prièreMont Sion GikunguMesse Mont Sion GikunguMont Sion Gikungu

En célébrant l’Assomption de la Vierge Marie, méditons sur la continuité entre le service humble et l’éternité.

«Puis il parut dans le ciel un grand signe: une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête » (Ap. 12,1).

La visitationL’Assomption de Marie dans la joie du ciel nous montre le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui même qui nous le montre. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira». Cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ, notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection !

Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles». Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme (suite…)

La foi se transmet de personne à personne, comme une flamme s’allume à une autre flamme.

A.Lambert RiyazimanaHier dans l’après-midi, en Suisse, un passager a brûlé un wagon de train et a blesse certains passages avec l’arme blanche. D’autre part, nous savons tous que l’expression « guerre froide » ne signifie pas une guerre sans victimes, une guerre qui serait le contraire de la guerre chaude. Et enfin, quand on dit que mes relations entre deux Etats, deux communautés, deux personnes,…se sont refroidies, nous comprenons que ça ne va plus, que le feu ne passe plus. Et quand le feu ne passe plus, il n’a pas d’amour.

Aujourd’hui le Seigneur nous rappelle notre mission et notre identité. Celui qui s’est ouvert à l’amour de Dieu ne peut garder ce don pour lui. Un feu brule en lui comme celui qui brûlait dans le coeur du prophète Jérémie et qui ne lui permettait plus de se taire, même quand il devait parler contre les attentes de tous. Oui, le feu de l’amour de Dieu a été plus fort que lui, le consumait de l’intérieur qu’il n’en pouvait plus. Et ce feu ne détruit rien, mais purifie tout sur son passage. C’est le même feu du buisson ardent qui brûlait sans consumait. Oui, le feu de l’amour de Dieu n’est point un feu de la haine comme celui d’un Moise qui corrige l’erreur en tuant, comme le nôtre qui pense (suite…)