Accueil » Articles publiés par Patiri Lambert (Page 170)
Archives d’Auteur: Patiri Lambert
La joie de la gratuité de la miséricorde déborde notre péché.
Le Seigneur nous donne, à travers sa Parole de ce Dimanche, à méditer sur la gratuité de la miséricorde de Dieu qui nous invite à la fête. Saint Paul nous rappelle que nous sommes ambassadeurs de la réconciliation que nous expérimentons nous-mêmes. Pourtant, notre relation est souvent troublée par le péché et cela nous empêche à voir la vraie image de ce Père qui nous aime malgré nos infidélités. Loin de Dieu, nous sommes perdus, nous sommes morts (ukugenda twarapfuye, ukuburira hejuru pour les parents) L’évangile nous parle du fils perdu et retrouvé, du fils mort et puis revenu à la vie.
1. Le péché comme une crise de relations interpersonnelles.
Un homme avait deux fils. Nous avons maintes fois médité cette parabole en focalisant notre attention sur le premier fils, le cadet et en contemplant sa « conversion ». Une des raisons est que nous pensons que ce fils nous ressemble, mais je crains que (suite…)
Le Seigneur nous offre la chance de la conversion, en méditant sur les évènements de la vie.
Moïse appelé à purifier son sens de justice.
Moïse a dû fuir son pays d’adoption, l’Egypte. Voyant un fils d’Israël, c’est-à-dire un frère de sang, battu par un Egyptien, il a tué celui-ci. Mais comme son forfait est découvert, il doit fuir pour sauver sa vie. Arrivé en terre de Moab, il prend la défense des filles de Yéthro, manifestant à nouveau son ardeur pour la justice. Pourtant, sa vie est en échec : le fils adoptif de pharaon, élevé à sa cour, appelé aux plus hautes destinées, se trouve à paître le troupeau d’un prêtre idolâtre de Madian dans le désert du Sinaï.
On imagine sans peine, que Moïse devait brûler intérieurement de colère (les colères de Moïse sont redoutables : souvenons-nous de la manière dont il a détruit les premières tables de la Loi !) devant l’échec de sa vie qu’il orientait pourtant vers la défense de la justice. C’est précisément à ce moment, qu’il fait l’expérience déconcertante du Buisson Ardent, un buisson d’épine qui est lui aussi est en feu, mais qui ne se consume pas, parce qu’il ne brûle pas du feu de la violence, d’une justice toute humaine, mais du feu de l’amour divin. Du cœur de la flamme, Dieu s’adresse à lui pour lui révéler son Nom : « Je suis celui qui était avec tes pères, Abraham, Isaac et Jacob ; je suis avec toi, et je serai toujours (suite…)
Le Christ est l’image et la révélation du visage du Père. Ecoutons-le.
En ce deuxième dimanche du Carême, nous continuons notre cheminement de la foi. Dimanche passé, nous avons médité l’évangile que beaucoup appelle » évangile des tentations » mais j’ai préféré l’appeler « évangile de la profession de la foi ». En effet, le Carême est un cheminement de et dans la foi. Aujourd’hui, le Seigneur nous introduit dans une dimension de notre cheminement. Il nous appelle à devenir nous-mêmes, à ne pas craindre tout ce qui pourrait nous perturber. Dimanche passé, nos tentations de la foi, aujourd’hui, d’autres problèmes vitaux qui sont nos croix: la descendance, nos projets qui nous font peur (Jésus va affronter les moments de sa passion), les contrariétés de notre entourage ( en Saint Marc, cette scène vient après des moments de disputes et Pierre aimerait rester dans cette gloire, oubliant les 9 autres qui sont restés dans la vallée -des controverses-).
Aujourd’hui, le Seigneur nous demande de ne pas craindre, et de relever la tête. Ce qu’il y a à craindre de manque pas, mais en ce dimanche, (suite…)






