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« L’humanité n’aura de paix que quand elle s’adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Sr Faustyna).

Miséricorde divineEn ce premier dimanche après Pâque, l’Église nous invite à tourner notre attention vers le mystère de la Divine Miséricorde, selon la demande de Jésus lui-même à Sainte Faustyna Kowalska : « Je désire qu’il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques. Ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde ». Pourtant, les textes de ce dimanche ne nous parlent pas directement de la Miséricorde. Comment faire le lien entre celle-ci et la figure de Thomas doutant de la résurrection du Seigneur et demandant des preuves bien concrètes de celle-ci ?Essayons de l’approfondir maintenant.

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n’y croirai pas » : Somme toute, une telle requête n’est-elle pas normale ? En effet, serait-il bien raisonnable d’engager toute sa vie à la suite de ce Jésus dont on prétend qu’il est ressuscité sans un minimum de garanties ? Cette image nous attire directement que nous oublions que les lectures de ce dimanche parlent de deux apparitions! Nous trouvons bien pratique avoir quelqu’un qui nous ressemble, qui a des difficultés à croire, trouvant peut-être en lui une justification de nos manques de foi en Jésus ressuscité. Laissons-nous plutôt aider par la communauté qui croit déjà en le Ressuscité, cette communauté qui le rencontre chaque dimanche (le 1er jour de la semaine). En effet, la foi n’est pas une affaire « personnelle » ou « individuelle », mais communautaire, elle est une foi de l’Eglise.

Ce qui est touchant ici, c’est que Jésus va consentir à cette demande de Thomas. En invitant son Apôtre à avancer la main et à la mettre dans son côté, Jésus va bien lui donner une « preuve » tangible de sa résurrection. Mais en même temps, il lui intime de cesser d’être incrédule et de devenir croyant. Cette injonction n’aurait pas de sens s’il s’agissait seulement de « croire » en la résurrection, puisque celle-ci est maintenant pour Thomas de l’ordre de l’évidence sensible. Soyons ici bien attentifs.

Les disciples lui avaient annoncé pleins de joie : « Nous avons vu le Seigneur ! ». Certes ils avaient bénéficié d’une apparition du Ressuscité ; mais nous savons que chez saint Jean, le verbe « voir » ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui s’ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l’Esprit, comme le récit nous le suggère par le geste du Seigneur qui souffle sur eux en disant : « Recevez l’Esprit Saint ». Ainsi, ce que les Apôtres ont « vu » de part l’œuvre de l’Esprit en eux c’est le véritable sens de l’événement de la résurrection à savoir le triomphe de la miséricorde divine. Cela nous le percevons à travers les paroles de Jésus qui leur donne le pouvoir de pardonner, pouvoir qui révèle le sens rédempteur de sa Passion glorieuse. Ils sont invités à partager la grâce dont ils sont les premiers bénéficiaires. Et c’est bien ici qu’ils doivent entrer dans la foi car cette grâce demeure invisible : rien dans l’ordre sensible ne permet de vérifier le pardon des péchés.

Nous comprenons alors que l’acte de foi que Thomas est invité à poser est celui de croire que la miséricorde du Seigneur a triomphé de son péché qui a contribué à clouer Jésus sur la croix. Le Ressuscité l’appelle à sortir d’une culpabilité mortifère pour accueillir la vie nouvelle de son Esprit : « La paix soit avec vous». Comment ne pas réentendre ici ces paroles de Jésus à sainte Faustine : « L’humanité n’aura de paix que lorsqu’elle s’adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Journal, p. 132), autrement dit lorsqu’elle croira que ma Miséricorde a triomphé de tout péché, de toute mort.

Thomas n’était donc pas en quête d’une preuve de la résurrection. D’ailleurs, il n’est pas dit qu’il met sa main dans les plaies glorieuses de son Maître. En réalité, Thomas demandait un « signe » pour oser croire en la miséricorde. Et le Seigneur le lui donne en lui présentant ses plaies, tout particulièrement son côté ouvert : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ! » Thomas peut alors accueillir la grâce et prononcer dans l’Esprit la plus belle confession de foi des Evangiles : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». L’Esprit Saint lui a donné de reconnaître en Jésus, le Fils de Dieu, vainqueur du monde par l’effusion de sa miséricorde dans l’eau et le sang jaillis de son côté transpercé – comme nous le lisons dans la 2ème lecture – ces deux faisceaux lumineux que Sainte Faustine a vu sortir du cœur ouvert de Jésus pour illuminer le monde.
Maintenant, Thomas aussi a « vu le Seigneur » et a confessé son Dieu. Il sait qu’il est réconcilié avec le Père et peut à son tour devenir héraut de ce pardon dont il est bénéficiaire. Désormais, la puissance de la grâce repose sur lui et, avec les autres Apôtres, il va pouvoir porter témoignage du véritable sens salvifique de la résurrection du Seigneur que l’Esprit Saint lui a permis de reconnaître, ainsi qu’il en est le cas de la 1ère lecture.

Comme le rappelait Jean-Paul II, « le Christ nous a enseigné que l’homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu’il est appelé à « faire miséricorde » aux autres : « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7) » Alors, que celui qui a besoin de toucher les plaies du Christ, s’approche du frère malade, de celui qui a un besoin matériel, ou de celui qui vit en permanence dans la nécessité d’une aide. Heureux celui qui, par la foi, peut mettre son doigt dans les blessures de Jésus, celui qui approfondit sa connaissance de Dieu par le moyen de l’Eucharistie, celui qui, par les œuvres de miséricorde, fait le bien au même Dieu qui, finalement, lui dira : « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

En ce jour, où Jésus a promis à Sainte Faustine que ceux qui imploreraient sa Divine Miséricorde recevraient beaucoup de grâces, nous pouvons nous interroger : Ne nous est-il pas arrivé, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les plaies ouvertes de Jésus nous parlaient alors plus de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours. Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.

En ce dimanche, contemplons comme Thomas ce Côté ouvert pour nous et écoutons Jésus nous dire : « En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme de l’écarlate. »

Commentaire de l’Evangile du Vendredi dans l’Octave de Pâques (Jn 21,1-14).

Efficacité et fécondité pastorales.

En lisant l’exhortation Evangelii Gaudium, nous nous rappelons que le Pape met en garde contre une des tentations des pasteurs: celle de ne se fier qu’à leurs expertises et analyses et oublier que Jésus est le centre de la mission. Bien sûr, les analyses valent, l’expertise sert, mais tout cela ne peut aller de soi. C’est cela qui aura été tentation de ces artisans-pêcheurs qui se fient à leur savoir-faire, mais qui se heurtent aux difficultés qu’ils n’auraient jamais averti.

ApparitionNous pouvons donc interpréter la pêche nocturne en Jean 21 comme la description symbolique du travail d’évangélisation – comme le confirme d’ailleurs le nombre de poissons capturés en jetant le filet de la Parole sur l’ordre de Jésus : le chiffre « cent cinquante-trois » correspond au total des nations connues à l’époque apostolique. Ainsi donc derrière le langage symbolique de la pêche, il nous faut entendre l’annonce de la Parole. Cependant, contre toute attente, les efforts des disciples demeurent mystérieusement stériles. Pourtant, ils connaissent leur « métier » : n’ont-ils pas été à l’école du Seigneur lui-même ? On imagine sans peine le désarroi de ces hommes devant le refus et l’indifférence qu’opposent leurs interlocuteurs à leurs efforts d’évangélisation.

Un indice se trouve sans doute dans le fait qu’il n’est question de Jésus que dans la seconde partie du récit ; avant son apparition sur la rive au petit jour, les disciples ne font aucune référence ni au Seigneur, ni à l’Esprit Saint. C’est Simon-Pierre qui prend l’initiative de la mission, un peu comme il le faisait alors qu’il était encore marin-pêcheur. Il semble vouloir aborder la campagne d’évangélisation à la manière dont il menait ses affaires professionnelles, c’est-à-dire ne comptant que sur son savoir-faire. La conséquence ne se fait pas attendre : l’équipe est dans la « nuit » et ses efforts sont stériles.

Tout va changer dès lors que les disciples se laissent interpeller par la présence du mystérieux personnage qui les sollicite depuis le rivage. En fait « Jésus était là » ; entendons : il avait toujours été là, mais les disciples ne pouvaient le percevoir, car leur attention n’était plus focalisée sur lui. On s’imagine sans peine que devant l’échec de leurs efforts, ils ont fini par se mettre en cause et se sont tournés vers le ciel. Du coup ils ont retrouvé la lumière, et « au lever du jour », ils ont aperçu le Maître, sans toutefois le reconnaître immédiatement. La jeune Eglise fait l’apprentissage de l’écoute intérieure de l’Esprit de son Seigneur.

Liberté des enfants de Dieu et humilité

Les disciples vont à la pêche mais ne prennent rien, tant qu’ils ne pensent pas encore se tourner vers Jésus. Celui-ci leur indique quelque chose d’absurde, mais ils obéissent et leur action devient fructueuse.
C’est alors que le disciple que Jésus aimait reconnaît le Seigneur en ce personnage mystérieux. A peine l’a-t-il dit, Pierre n’hésite une seconde à se jeter dans les eaux pour ce diriger vers Jésus. Ce vicaire du Christ se laisse guider par une indication du subalterne.Quand Simon-Pierre l’entendit déclarer que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau ». Le pêcheur redevient disciple en se couvrant du vêtement de la foi, qu’il avait déposé en reprenant les choses en main, et adopte l’attitude juste : il fait confiance dans un acte d’abandon de tout son être.

Que de fois dans notre histoire, les plus petits ont aidé les autorités à reconnaître le Seigneur! Combien les autorités devront se mettre à l’écoute des plus petits qui leur dise:  » c’est Jésus qui passe ». Si ces autorités disent :  » nous seulement, pouvons reconnaître Jésus, sûrement, ils pourront se tromper « . Souvent, dans l’Eglise, les fils provoquent la honte des pères, mais heureux seront ces derniers s’ils seront capables d’éprouver cette honte devant ce que comprennent les fils. Heureux seront ces fils s’ils feront noter le passage de Jésus, sans peur ni calculs mesquins à leurs avantages !

Ainsi nous comprenons la liberté des fils de Dieu à dire ce dont ils sont convaincus, mais aussi l’humilité de se présenter à Dieu comme nous sommes (Pierre n’était pas habillé!) et se jeter dans les eaux pour aller vers le Seigneur. Pouvons-nous alors comprendre la synodalité dont ne cesse de nous parler le Pape François (=cheminer ensemble, les petits et les grands, chacun apportant sa pierre de touche pour l’édification de la même famille ); tout cela ne pouvant qu’aider dans le renforcement de la communion ecclésiale.

Eglise se nourrit de l’eucharistie, l’Eglise vit de l’Eucharistie.

Autour du Christ, tout peut et doit repartir. C’est au cours du repas préparé par le Maître, que les disciples découvrent vraiment l’identité de l’Inconnu : « Ils savaient que c’était le Seigneur ». Jésus s’approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson » ; le singulier de ce dernier terme contraste avec les « cent cinquante-trois » poissons tirés sur le rivage, qui représentent la multitude des sauvés. Tous les hommes de toutes races, langues et nations sont appelés à ne former qu’un seul Corps en partageant le même et unique Pain. C’est dans l’Eucharistie que l’Eglise se constitue, se structure ; c’est dans l’Eucharistie qu’elle se retrouve et refait son unité.
Pour cela, Saint Pierre peut confirmer sa vocation, parce qu’il s’est nourri à la source. En effet’, cette épisode précède immédiatement la triple confession de l’amour de Pierre. Il est fort de son Maître et donc peut s’engager à repartir de lui: « oui, Seigneur, tu sais tout (malgré mes faiblesses, la volonté y est), tu sais que je t’aime ».

« Seigneur donne-nous d’être assez humbles pour ne pas nous approprier ce que tu nous confies ; apprends-nous à ne pas confondre efficacité et fécondité. Et si nous nous sommes égarés, accorde-nous de savoir interpréter les temps de stérilité comme un appel à revenir à toi pour te laisser reprendre l’initiative dans nos vies personnelles, familiales ou communautaires. »

IDOMINIKA YA 2 YA PASIKA (Umwâka B)

IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu c’Ibikorwa vy’Abatumwa (4, 32-35)

Abakristu ba mbere bari bahuje umutima n’umushaha

Abari bamaze kwemera bose bari bahuje umutima n’umushaha kandi muri bo nta wagira ngo ivyo atunze ni rwiwe, yamara vyari ivya bose. Ni uko rero abatumwa bari bafise ubukuru bwinshi mu gushingira intahe izuka ry’Umukama Yezu, kandi bagaterwa iteka ryinshi na bose. Vyongeye, muri bo nta n’umwe yari n’ico akenye. Harimwo abatunzi bafise imirima canke inzu, bakabigurisha hanyuma bakazana ivyavuye mu vyo baba bagurishije. Ivyo biguzi babishikiriza abatumwa, na bo bakabigaburira abari aho bose, umwumwe ivyo akaneye.

IZABURI 117 (118), 2-4. 16ab-18. 22-24

Icit. : Shemeza Umukama kuko ari mwiza,
          Kuko Ubuntu bwiwe bwamaho imyaka yose !

Canke : Alleluya.

Umuryango w’Israyeli n’uvuge uti :
ubuntu bwiwe bwamaho imyaka yose !
Umuryango wa Aroni n’uvuge uti :
ubuntu bwiwe bwamaho imyaka yose !
Abubaha Umukama bose nibavuge bati :
ubuntu bwiwe bwamaho imyaka yose !

Ukuboko kw’Umukama kwarakoze ibitangaza,
ukuboko kwiwe kwaratsinze.
Sinzopfa, nzohoraho,
kandi nzohayagiza ibikorwa vy’Umukama.
Umukama yarampanye bimwe bishemeye,
mugabo kizima atampereje urupfu.

Rya buye batora bagashibura,
ni ryo ryabaye iremezo.
Ivyo bitangaza twabonye
vyabonetse ku bw’Umukama.
Ng’uyu umusi Umukama yagize,
turanezerewe, turahimbawe.

IGISOMWA CA KABIRI
Ivyo dusoma mw’Ikete rya mbere ry’Umutumwa Yohani (5, 1-6)

Uwemera yavutse ukundi ku bw’Imana

Bakunzi banje,
Uwemera wese yuko Yezu ari Kristu ni we yavyawe n’Imana ; kandi uwukunda wese Imana yo muvyeyi aba akunda kandi uwavyawe na Yo. Ng’iki ikitumenyesha yuko dukunda abana b’Imana : nitwakunda Imana tugakora amabwirizwa yayo. Nka ko nyene, ng’uru urukundo rw’Imana :  ni uko twozigama amabwirizwa yayo. Na yo amabwirizwa yayo ntaremereye, kuko icavyawe n’Imana cose gitsinda isi. Kandi iyo ntsinzi yatsinze isi ni ukwemera kwacu.
None uwutsinda isi ni nde, atari uwemera yuko Yezu ari Umwana w’Imana ? Uwo Yezu Kristu ni we yaje mu mazi no mu maraso. Si mu mazi yonyene, ariko ni mu mazi no mu maraso. Kandi Mutima ni we ashinga intahe kuko Mutima ari we Kuri.

INKURU NZIZA

Aleluya, aleluya.
Umukama yavuze ati : « Ewe Toma, wemeye kuko umbonye.
Hahiriwe abazokwemera ataco barinze kubona. »
Aleluya.

Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza ya Yezu Kristu nk’uko yashikirijwe na Yohani (20, 19-31)

Imisi umunani iheze, Yezu araza

Ku mugoroba w’uyo musi ari wo mubarwa wa mbere mu ndwi, mu nzu yarimwo abigishwa, bari bakinze inzugi ku gutinya Abayuda. Niho rero Yezu yaza, ahagarara hagati muri bo, ababwira ati : «Nimugire amahoro ! » Avuze atyo, abereka ibiganza vyiwe n’urubavu rwiwe. Abigishwa babonye Umukama, barahimbarwa.
Yongera ababwira ati : « Nimugire amahoro ! Kumwe Data yantuma, nanje ni ko ndabatumye. » Ababwiye atyo, arabahuha ati : « Nimuronke Mutima Mweranda. Abo muzorekurira ibicumuro, bazoba babirekuriwe, abo muzobigumizako na bo, bizobagumako. »
Aho Yezu yaza, Toma, umwe wo muri ba bandi Icumi na babiri, ari we bita Didimo, ntiyari muri bo. Abandi bigishwa baguma bamubwira bati : « Twabonye Umukama », na we akabishura ati : « Ntiboneye mu biganza vyiwe intoboro za ya misumari, ngo nshire urutoke mu ntoboro za ya misumari n’ikiganza mu rubavu rwiwe, sinzokwigera nemera. »
St ThomasImisi umunani iheze, abigishwa basubira guteramira muri nya nzu, na Toma bari kumwe. Yezu aza inzugi zugaye, ahagarara hagati muri bo ati : « Nimugire amahoro ! » Hanyuma abwira Toma ati : « Shira urutoke rwawe ngaha. Ng’ibi ibiganza vyanje, zana ikiganza cawe ugishire mu rubavu rwanje, ureke rero kuba umuhakanyi, ariko uwemera. »
Toma amwishura ati : « Mukama wanje, Mana yanje ! » Yezu na We amusubiza ati : « Kubera ko wambonye wemeye. Hahiriwe abazokwemera batarinze kubona. »
Hari n’ibindi bimenyetso vyinshi bitanditswe muri iki gitabu Yezu yagiriye imbere y’abigishwa biwe. Ibi rero vyanditswe ngo mwemere ko Yezu ari Kristu Umwana w’Imana, kugira kandi ngo muvyemeye, muronke ubuzima kw’izina ryiwe.