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Soyons toujours dans la joie. Le Seigneur vient, reconnaissons-le au milieu de nous.

Gaudete in Dómino« Je tressaille de joie dans le Seigneur ». A cette exclamation du prophète répond le cri du cœur de l’apôtre Paul : « Frères, soyez toujours dans la joie ». A l’approche des Fêtes de Noël, c’est en effet la joie qui imprègne les lectures de ce 3ème dimanche. L’invitation pressante à la joie, a donné le nom à la Messe de ce troisième dimanche de l’Avent : « Gaudete », c’est-à-dire réjouissez-vous. Cette joie prend sa source dans la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres : celui que Dieu a consacré par l’Onction – le Christ- est envoyé non pour dominer les nations, mais guérir les cœurs meurtris et libérer les captifs. Il nous appartient aujourd’hui de le reconnaître face aux nombreux prétendants qui se bousculent à la foire aux hommes providentiels et aux guides inspirés. A la suite de Jean le Baptiste, les chrétiens doivent rendre témoignage à la lumière qui apporte au monde la joie, la vraie, qui vient de Dieu.

Quelle est la cause de cette joie ? « Le Seigneur est proche ». Nous n’attendons pas un Dieu lointain dont la venue serait encore hypothétique, un Messie annoncé pour un temps reculé : non, notre joie est toute entière dans la paisible certitude de la présence au milieu de nous de celui qui est venu dans l’humilité de la crèche, qui viendra dans la gloire au dernier Jour, et qui dans l’entre-deux, continue de venir visiter les siens pour les secourir de sa grâce, les instruire de sa Parole, les fortifier de son Eucharistie.

Cette joie est donc celle de sa présence, cachée certes, mais bien réelle : « le Seigneur est proche ». Ne nous a-t-il pas déjà dans la 1ère lecture, qu’il est « enveloppé du manteau de l’innocence et revêtu des vêtements du salut »? Il est donc juste de « tressaillir de joie » dans l’Esprit qui repose sur nous, « parce que le Seigneur nous a consacrés par l’onction ». C’est pourquoi Saint Paul nous exhorte à « être toujours dans la joie, à prier sans relâche, à rendre grâce en toute circonstance », dans la fidélité au don reçu : « n’éteignez pas l’Esprit ».

Pourtant la liturgie de ce jour fait aussi apparaître une tension, qui caractérise la condition du chrétien en ce monde. D’un côté il est invité à laisser libre cours à sa joie pour le don du salut que nul ne pourra lui ravir, joie pour la présence au milieu de nous de l’Epoux qui ne cesse de venir réconforter son Epouse tout au long de sa route vers la rencontre définitive ; et en même temps il doit demeurer dans une vigilance de chaque instant, pour ne pas perdre ce don, car il est encore objet d’espérance. En effet, aussi longtemps que nous marchons dans la nuit de ce monde (insécurités, pauvreté, faim, haine en famille,…), nous ne percevons pas pleinement la présence du Seigneur à nos côtés, et le risque demeure de nous égarer loin de lui. C’est l’expérience du peuple juif à peine revenu de l’exil. Ils sont à majorité des pauvres qui éprouvent bien de difficultés à se réimplanter en Palestine et y retrouver une vie normale : ruines de leurs maisons, tracasseries administratives, jalousie des peuples voisins, ils sont revenus abattus par l’exil, beaucoup sont devenus conscients de leurs péchés et leur petitesse devant Dieu, voudraient bien renouer avec Lui, mais peinent beaucoup. N’est-ce pas mon cas, dans ma misère et ma petitesse ?

D’autant plus que notre désir est loin d’être unifié : l’ivraie qui menace en nous la croissance du bon grain, n’est-elle pas d’abord cette dispersion dans les distractions éphémères que nous offre les multiples miroirs aux alouettes de notre culture hédoniste ? Heureusement, pour mener notre barque entre les récifs, le Seigneur nous a laissé une boussole et une carte : l’Esprit Saint et sa Parole ; d’où le précepte de l’Apôtre, dans la 2ème lecture : « N’éteignez pas l’Esprit, ne repoussez pas les prophètes : mais discernez la valeur de toute chose, gardant ce qui est bien et vous éloignant de tout ce qui porte la trace du mal ». En plus, il faut ouvrir nos yeux pour le discerner, même en dehors des cadres habituels. Jean Baptiste ne prêche-t-il pas en Transjordanie, loin de la ville sainte de Jérusalem, en terre étrangère ? « Seigneur, ouvre nos cœurs à ta présence mystérieuse », même si elle devait se présenter à nous là où personne ne s’y attendait. Telle est ta nouveauté que nous devons accueillir.

Nous ne pourrons pleinement adhérer à la nouveauté du Royaume, qu’en nous détachant de la vétusté de ce monde qui passe. Et cet exode implique un passage au désert, à la suite de Jean-Baptiste. A la question que pose la délégation de prêtres et de lévites : « Qui es-tu ? », nous aurions spontanément répondu en termes de nos origines charnelles : notre nom nous situe à l’intérieur d’une généalogie, nous donne une appartenance ici-bas, la sécurité d’une famille, d’un clan, d’une ethnie, d’une race, d’une nation. Or nous ne trouvons rien de tel dans la réponse du Précurseur : il nie toute référence au passé ; il ne se reconnaît dans aucun des personnages cités et donc connus. Mais il se définit totalement en fonction de l’à-venir ; plus précisément : en fonction d’un mystérieux personnage dont il est chargé d’annoncer la venue. Certes il le connaît puisqu’il doit le désigner ; et pourtant il ne le connaît pas encore puisqu’il attend un signe d’en-haut qui le fera reconnaître. C’est précisément pour se préparer à ce ministère qu’il s’est retiré au désert, lieu par excellence de la purification du désir. Seul celui qui accepte de quitter ses fausses sécurités et de sortir dans la nuit, peut discerner la « Lumière » et lui « rendre témoignage, afin que tous croient par lui ». Evidemment, nous devons d’abord l’avoir accueilli et être disposés à nous ranger de son côté comme le témoin qui, dans son identité, témoigne et se range du côté de l’accusé. Qui est cet accusé ? C’est Jésus pour lequel le monde fait procès, c’est tout chrétien qui n’a pas peur de poser des gestes qui interrogent son entourage, et donc n’a pas peur des qu’en-dira-t-on.

Le Seigneur est là, et il ne dépend que de nous de l’accueillir pleinement dans nos vies : à nous d’« aplanir son chemin », de dégager les obstacles à sa venue en « discernant la valeur de toute chose » et en « gardant parfaits et sans reproche notre esprit, notre âme et notre corps ». Certes nous nous sentons bien démunis devant une telle exigence ; c’est pourquoi l’Apôtre nous rassure : « Il est fidèle le Dieu qui nous appelle : tout cela, il l’accomplira ». Comment dès lors ne pas être dans la joie ?

Avec Marie nous pouvons en toute vérité « exalter le Seigneur et exulter en Dieu notre Sauveur, car le Puissant fait pour nous des merveilles ». Jour après jour, patiemment il nous accompagne, nous comblant de sa miséricorde, s’abaissant à nous laver les pieds, alors que « nous ne sommes même pas dignes de défaire la courroie de sa sandale ». Laissons donc au « Dieu de la paix » le souci de notre sanctification intégrale « puisqu’il prend soin de nous » ; quant à nous, hâtons-nous d’obéir à la mission que nous a confiée Notre-Seigneur, afin que « germe la justice et la louange devant toutes les nations : portons la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérissons ceux qui ont le cœur brisé, annonçons aux prisonniers la délivrance et aux captifs la liberté, et proclamons une année de bienfaits, accordée par le Seigneur » à tout homme qui accepte de se convertir. Car « le Seigneur est tout proche ».

IDOMINIKA YA 3 Y’UBUSHIKIRO (Umwâka B)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu Gitabu c’Umuhanuzi Izaya (61, 1-2a. 10-11)
Umuzo w’Umukama utuzanira urweze

Umutima w’Umukama uri kuri jewe,
kuko Umukama yansize amavuta ;
yantumye kuburira Inkuru Nziza aboro,
kwunga imitima yavunitse,
kumenyesha ababoshwe ko babohowe,
n’imbohe ko zugururiwe,
no kumenyesha abantu umwaka mwiza w’Umukama.

Nzonezerwa cane mu Mukama,
umutima wanje uvugirize impundu Imana yanje :
kuko yanyambitse imyabaro y’urukiza,
akayorosa umutamana w’ubutungane,
nk’uko umugeni aberwa n’urugori,
kandi nk’uko umugeni asharizwa n’utugenegene twiwe.

Nk’uko isi ibaduka ibimera
N’indimo ikameza ivyayitewemwo,
uko ni ko Umukama azomeza ubutungane n’ishimwe
imbere y’amakungu yose.

URURIRIMBO : Luka 1, 46-48. 49-50. 53-54

Icit : Umutima wanje uzovugiriza impundu
         Imana yanje.

Umutima wanje uraninahaza Umukama,
umushaha wanje wahimbawe n’Imana Yo Mukiza wanje.

Kuko yibutse umuntu wiwe mutomuto,
kuva ubu abantu bose bazonyita muhirwe.

Kuko Rugiravyose yangiriye yangiriye ibitangaza :
izina ryiwe ni ryeranda.

Agirira ikigongwe abamwubaha bose,
abavyeyi n’abana.

Abashonje yarabahagije ivyiza,
abakungu na bo abarungika zirayoye.

Yarabungabunze Israeli umusavyi wiwe,
yibuka ikigongwe ciwe.

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mw’Ibaruwa rya mbere Umutumwa Paulo yandikiye Abanyatesalonika (5, 16-24)

Umwe wese, uko ari kwose, ubwenge, umutima n’umubiri,
niyityorore ku musi w’ukuza kw’Umukama

Ncuti zanje,
Nimwame muhimbawe, ntimuhengeshanye gusaba ; muri vyose na hose, nimwame mukenguruka, kuko ari co Imana ibashakako muri Kristu Yezu. Ntimuzimye Mutima, ntimukengere ivy’abahanuzi ; ariko nimwitegereze vyose, muheze iciza mukizigame ; nimwirinde icitwa ikibi cose.
Imana y’amahoro Yo nyene ubwayo n’ibagire beranda muri vyose ; umwe wese uko ari kwose, ubwenge, umutima n’umubiri, yizigame ku musi w’ukuza kw’Umukama wacu Yezu Kristu abe ata mahinyu agira. Uwabahamagaye ni Intatanamundagano, ni We rero azobibagirira.

INKURU NZIZA

Alleluia, alleluia.
Umutima w’Umukama uri kuri jewe.
Ni We yantumye kumenyesha aboro Inkuru Nziza y’urukiza.
Alleluia.

Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza yanditswe na Yohani (1, 6-8. 19-28)

Hagati yanyu, hari uwundi mutazi

Haza umuntu atumwe n’Imana, yitwa Yohani. Yaje ameze nk’icabona kivugira uwo muco, kugira ngo bose bemere kubera we. Si we yari umuco, mugabo yari icabona ca nya muco.
Ng’iyi ingingo Yohani yashinze, hamwe Abayahudi bamurungikira abasaserdoti n’abaleviti bavuye i Yeruzalemu ngo bamubaze bati : « Uri nde ? »
Na we abivuga uko biri ntiyabihakana, ababwira ukuri ati :
« Sindi Kristu. »

Baramubaza rero bati : « Bite ? Ubaye Eliya ? »
Ati : « Eka, sindi we. »
Bati : « Uri wa muhanuzi ? »
Abishura ati : « Oya. »
Na bo bamubwira bati : « None uri nde, tukaboneraho iryo tuja kwishura abadutumye ? None wewe wiyita nde ? »
Ati : « Jewe ndi rya jwi riterera akamo mu gahinga, kumwe umuhanuzi Izaya yabivuga ati : ‘Nimuringanize inzira y’Umukama.’ »
Abari batumwe bari abo mu Bafarizayo. Bongera rero kumubaza bati : « Ni kuki none ubatiza, utari Kristu, ntube Eliya, vyongeye ntube na wa muhanuzi ? »
Yohani arabishura ati : « Jewe mbatiza mu mazi, ariko hagati yanyu hari uwundi mutazi : ni we azoza ankurikira, sinkwiye n’uguhamburura imizana y’inkweto ziwe. »

Ivyo vyose vyabereye i Betaniya hakurya ya Yordani, aho Yohani yabatiriza.

IJAMBO RY’ABEPISKOPI GATORIKA RYEREKEYE AMATORA MU BURUNDI

AMATORAAMATORA2AMATORA3AMATORA4AMATORA5AMATORA6