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IBATISIMU Y’UMUKAMA

(Idominika ikurikira Epifaniya)
Umusi bahibaza Epifaniya y’Umukama ni haba ari kw’igenekerezo ry’indwi canke iry’umunani Nzero, bagira umusi mukuru w’ibatisimu y’Umukama ku musi wa mbere ukurikira iyo dominika, kandi, batarasoma Injili, batora igisomwa kimwe gusa muri vya bisomwa vyahagenewe.
Mu mwaka B no mu mwaka C, bashobora gusoma ibindi bisomwa batarasoma Injili, nk’uko vyanditswe. Kandi iyo bahejeje guhimbaza uwo musi mukuru, inyuma y’igisabisho co kuja kuryama, igihe ca Noeli kiba kirangiye.

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Izaya : 42, 1-4. 6-7

(Ng’uwo umusavyi wanje mfise ku mutima)

Ng’iri irivumerewe n’Umukama :
Ng’uwo umusavyi wanje nama mpagarikiye,
ng’uwo uwo nitorereye kandi mfise ku mutima.
Naramuhaye umutima wanje,
ngo aheze azanire intara ubutungane.
Ntayogora, ntavuza urwamo
Ntagenda ariyamiriza mu mayira.
Ntahohosha umubingo wavunitse,
ntazimya urumuri rukiyengera
azoshikiriza amateka nk’uko yabitumwe.
Ntazotirigana kandi ntazocika intege,
gushika ashinge amateka mu bihugu,
abari mu mazinga na bo barorere inyigisho yiwe.
Jewe Mukama, narakwihamagariye mu butungane,
ndagufata ukuboko, ndakwiremera,
narakugenye ngo unyuzurize n’igihugu canje,
ubere umuco amakungu ;
uhumure impumyi, ubohore imbohe
ukure mu mvuto abahora mu mwijima.

Izaburi 28 (29), 1-2. 3-4. 3b. 9c. 10

Icit : Imana izohezagira intara yayo, iyigabire amahoro.

Hereze Umukama, bana b’Imana,
hereze Umukama ikaze n’iteka,
hereze Umukama ikaze rikwiye izina ryiwe,
hereze Umukama mu ngoro yiwe nyeranda.

Akamo k’Umukama kasiriye ku mazi,
Umukama yasiriye ku mazi nyamwinshi ;
ijwi ry’Umukama rirakomeye,
ijwi ry’Umukama rirarenga.

Imana Nyen’inganji irasiranye ;
mu ngoro yayo hose havugwa ngo : ‘N’iganze’
Umukama yaravyagiye ngo arekure isegenya,
Umukama aravyagiye, arahangamye mu myaka yose.

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mu gitabu c’Ibikorwa vy’Abatumwa : 10, 34-38

(Imana yamuvyagijemwo Mutima Mweranda)

Amaze gushika kwa Korneliyo, Petero asama ijambo ati : « Ni ivy’ukuri, ubu ndategereye ko Imana itagira nkunzi ; mu bihugu vyose, ishima uwuyubaha kandi agakora ibitunganye.
Yarungikiye Abanyisraeli Yezu Kristu, ngo abamenyeshe ijambo ry’amahoro : ni We Mukama wa bose. Murazi neza ivyabaye mu Buyudeha bwose, kuva ca gihe Yohani yigisha ibatisimu, aho Yezu w’i Nazareti atanguriye kwigisha mu Bugalile. Murazi ingene Imana yamwatiye ikamuvyagizamwo Mutima Mweranda n’inganji. Aho aciye hose, yagenda aragira neza, akabohora abari mu ngoyi za shetani ; kanatsinda yari ahagarikiwe n’Imana.»

INKURU NZIZA

Alleluia, alleluia.
Ijuru ririyugurura kandi ijwi rya Data rirumvikana,
riti : « Uyu ni Umwananje nkunda cane, anshika ku nyota. »
Alleluia.

Ivyo dusoma mu Njili Nyeranda yanditswe na Matayo : 3, 13-17

(Amaze kubatizwa, Yezu yabonye Mutima Mweranda amwururukirako)

Muri irya misi, Yezu yavuye mu Bugalile aja ku ruzi Yordani ngo abatizwe na Yohani. Yamara Yohani aramwankira, ati : « Ni jewe nari kubatizwa nawe, none uje iwanje ? » Yezu na we aramwishura ati : « Pfa kundeka muri uyu mwanya ; na none birabereye ko turangura vyose mu ngingo. » Ni uko rero Yohani aramubatiza.

Yezu amaze kubatizwa, arava mu mazi ; niho ijuru ryiyugurura, akabona Mutima w’Imana yururuka mu gisa n’inuma, amuzako. Ijwi rica ryasirana mw’ijuru, rivuga riti : « Uyu ni Umwananje nkunda cane, muri We nahasanze ibinezera vyose. »

Epiphanie : une rencontre qui se fait adoration, acte de foi, d’amour et d’offrande de soi.

Les premiers épisodes des évangiles de Matthieu et Luc sur l’enfance de Jésus nous donnent déjà le cadre de compréhension de toute la suite. L’annonce des Anges aux bergers dans la nuit de Noël préfigure l’annonce de la Résurrection aux saintes femmes à l’aube de Pâques ; la fuite en Égypte – symbole biblique de la mort – et le meurtre des saints Innocents préfigurent la Passion et la mort de Jésus ; le retour d’Égypte, qui suit le parcours de l’Exode, annonce le retour à la vie du vainqueur de la mort. Quant à l’adoration des rois mages, elle anticipe la fin des temps, si merveilleusement décrite dans les derniers chapitres du prophète Isaïe dont nous avons entendu un extrait en première lecture. Les mages ne s’y sont pas trompés : le petit enfant qu’ils adorent est bien le Roi de gloire, le mystérieux personnage triomphant attendu pour la Parousie, et qui viendra établir pour toujours le règne de Dieu parmi les hommes. Ce jour-là, « la gloire du Seigneur brillera » sur toutes les nations, qui sortiront de « l’obscurité qui recouvre la terre » et s’avanceront vers « la clarté de son aurore » (1ère lecture).

« Les nations marcheront à la lumière de la Cité sainte, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. La cité n’a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l’illumine, et sa source de lumière, c’est l’Agneau » (Ap 21, 24.23). Lorsqu’on se souvient que le terme araméen « talja » signifie à la fois « enfant » ou « agneau », la page d’évangile de ce jour prend un relief tout particulier. L’étoile que ces princes « venus d’Orient ont vu se lever », c’est l’étoile radieuse du matin, le Christ ressuscité, qui illumine tout homme venant en ce monde, afin de le conduire aux sources vives du salut. Il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ; à lui seul revient l’or, symbole de la royauté suprême ; il est le grand prêtre, symbolisé par l’encens ; lui seul est digne d’offrir le sacrifice qui nous réconcilie avec Dieu son Père – le sacrifice de sa propre vie offerte par amour, et symbolisé par la myrrhe, baume de grand prix réservé à la sépulture des rois. Le « mystère du Christ » dont parle Saint Paul dans la seconde lecture, est le mystère de l’amour triomphant de toutes nos divisions, nos antagonismes ; de l’amour vainqueur de la haine faisant tomber tous nos murs de séparation ; de l’amour qui rassemble tous les enfants de Dieu dispersés : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile ».

L’épiphanie est la fête de l’espérance, parce qu’elle annonce le grand rassemblement de tous les enfants de Dieu sous la bannière de son Christ. Le jour viendra où le combat de la lumière et des ténèbres, de la vérité et du mensonge, de la vie et de la mort cessera. Ce jour-là « la gloire du Seigneur brillera » sur toutes les nations qui sortiront de « l’obscurité qui recouvre la terre » et s’avanceront vers « la clarté de son aurore » (1ère lecture).
Encore faut-il que la flamme de l’espérance ne vacille pas au grand vent de la culture de la mort (politique qui promet l’avortement, l’euthanasie, …) qui étend de plus en plus ses tentacules, cherchant à étouffer les aspirations à la vie, à la paix qui animent les hommes de bonne volonté. A nous chrétiens, incombe la responsabilité de ranimer cette flamme en nos cœurs, afin qu’elle devienne communicative et relance la quête de ceux qui cherchent Dieu sincèrement. Le parcours des mages trace en effet celui de tout pèlerin de l’Absolu. Au départ de toute conversion, il y a toujours un événement, joyeux ou douloureux, qui nous arrache à notre torpeur spirituelle et réveille en nous la nostalgie d’un monde réconcilié ; d’une humanité vivant en harmonie et en paix sous le regard d’un Dieu bienveillant qui désire le bonheur de ses enfants. Mais qui nous sauvera de notre malice, de notre égoïsme, de notre impuissance à aimer ? Où le trouver ?

RoisMages« En entrant dans la maison, les mages virent l’Enfant avec Marie sa mère ». Cette «maison» représente l’Église. C’est vers elle que nous pousse l’Esprit, car c’est là que nous attend celui que nous cherchons ; c’est là que nous pouvons enfin rencontrer, dans sa Parole et dans ses sacrements, celui dont nous pressentions la présence, celui qui est la source et le terme de notre espérance. « Et tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui » : « tel est le sommet de tout l’itinéraire : la rencontre se fait adoration, s’épanouit en un acte de foi et d’amour qui reconnaît en Jésus, né de Marie, le Fils de Dieu fait homme » (Benoît XVI, Cologne 2005).

La démarche n’a pas dû être facile pour les mages – comme pour chacun de nous d’ailleurs. Car ce n’est pas devant un roi glorieux selon notre conception mondaine qu’ils sont invités à se prosterner, mais devant un petit enfant de condition modeste. Ici commence pour eux comme pour nous, un cheminement intérieur qui est sans cesse à reprendre : il nous faut découvrir au fil de l’Évangile que la puissance de ce Roi n’est pas de ce monde ; qu’elle ne se manifeste pas dans un déploiement de force, mais dans la vulnérabilité de sa vie livrée par amour. Sa gloire se révèlera dans l’humiliation d’une mort honteuse, librement consentie ; son pouvoir, dans sa miséricorde qui nous réconcilie avec le Père et nous donne part à sa propre vie dans l’Esprit.

L’Évangile opère une véritable révolution de notre manière spontanée de nous représenter Dieu. Avant de nous prosterner devant l’Enfant divin, il nous faut consentir à une profonde conversion, disons : à un chamboulement de nos valeurs. Ce n’est qu’au prix d’un changement radical de notre regard sur les situations, les événements, les personnes, que nous pourrons reconnaître en cet Enfant le don de Dieu qui surpasse toutes nos espérances, l’Agneau doux et humble de cœur qui nous ouvre le chemin de la vraie vie.

« Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin » : ils étaient venus en suivant l’étoile des prophéties de la première Alliance qui les a conduits jusqu’à l’Enfant. Mais au retour, ils n’ont plus besoin de cette étoile : désormais la Parole vivante, le Christ, était en eux, la lumière de son Esprit était leur flambeau, « la gloire du Seigneur s’est levée sur eux » (1ère lecture). Ou pour le dire avec les paroles que Saint Paul utilise dans la seconde lecture: la « grâce que Dieu leur a donnée, c’est de leur faire connaître, par la révélation de l’Esprit, le mystère du Christ ».
Le Bienheureux pape jean Paul II disait : « Souvenons-nous frères et sœurs, que tous nous avons reçu cette connaissance, c’est-à-dire cette configuration au Christ qui nous le fait connaître en participant à sa vie dans l’Esprit. Demandons au Seigneur de nous renouveler dans ce don ineffable, et offrons-lui en retour « l’or de notre liberté, l’encens de notre prière ardente, et la myrrhe de notre affection la plus profonde ».

« Aujourd’hui Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations, grâce à l’étoile qui les guidait ; daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. Par Jésus le Christ notre Seigneur »

EPIFANIYA Y’UMUKAMA

 IGISOMWA CA MBERE

ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Izaya : 60, 1-6

(Ubuninahazwa bw’Umukama bwagusaze wese)

Yeruzalemu we, haguruka, tamanzura : umuco wawe waserutse,
ubuninahazwa bw’Umukama bwagusaze.
Nayo umwijima watwikiriye isi,
umuzimiza wajimije igihugu ;
ariko weho Umukama yakugarukiye,
ubuninahazwa bwiwe buhagaze hejuru yawe.
Intara ziza zigana umuco wawe,
abami na bo birukira izuba rirasiye iwawe.
Tereza amaso irya n’ino urabe :
bose bakoranye kandi baje iwawe ;
abahungu bawe baje bava kure,
abigeme bawe na bo baje bareruwe.
Niwabibona uzoheza unezerwe,
agahimbare kakwuzure,
kuko ivyiza biva hakurya y’ibiyaga bizosesekara iwawe,
amatungo y’ibihugu azotaha iwawe.
Isinzi ry’ingamiya n’ibitwazi vya Madiyani na Efu
Bizokubita iwawe hazime.
Abo muri Seba bose bazoba bazanye inzahabu n’isenga
Baninahaza Umukama.

Izaburi 71 (72), 1-2. 7-8. 10-11. 12-13

Icit : Ibihugu vyose bizokuyoboka, Mukama !

Mukama, shikiriza umwami intahe,
ronsa ubutungane umwana w’umwami ;
maze, acire urutunganye abana biwe,
ashingire ingingo abatobato bawe.

Niho rero ubutungane buzokwiserura,
amahoro na yo akamaho imyaka yose ;
azotwara intara kuva ku kiyaga gushika ku kindi,
akure ku ruzi ashikane ku mpera y’isi.

Abami b’i Tarsi n’abo mu mazinga bazomuha ingorore,
abami b’i Saba na Seba bazomutura ishikanwa ;
abami bose bazokubita ibipfukamiro imbere yiwe,
n’ibihugu vyose bizomuyoboka.

Ni we azokiza umukene amutabaza,
agakiza umuntu atagira uwiwe ;
ni we azobabara umugorwa n’umukene,
akamukiriza amagara.

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mw’ibaruwa Umutumwa Paulo yandikiye Abanyefezi : 3, 2-3a. 5-6

(N’abapagani bemerwe gutorana hamwe natwe iragi ry’Umukama)

Ncuti zanje,
Ngira ngo mwarumvise ingene Imana yanteye iteka kubera mwebwe, ikampishurira rya Banga rya Kristu ritamenyeshejwe aba kera, nk’uko ubu ryahishuriwe abatumwa n’abahanuzi biwe beranda muri Mutima. Ubu n’abapagani baremerewe gutorana hamwe natwe iragi ry’Umukama, ubu turi ingingo z’umubiri umwe, dusangiye umuhango umwe muri Kristu Yezu, kubera Inkuru Nziza dusangiye.

INKURU NZIZA

Alleluia, alleluia.
Twabonye inyenyeri yiwe iserutse,
duca turaza, tuzanye n’amashikanwa,
ngo dusenge Umukama.
Alleluia.

Ivyo dusoma mu Njili Nyeranda yanditswe na Matayo : 2, 1-12

(Tuvuye mu Buseruko ngo tuze gusenga Umwami yavutse)

Aho Yezu yavukira i Betelehemu mu Buyudeha ku ngoma y’umwami Herodi, Abamajusi bashitse i Yeruzalemu bavuye mu buseruko bw’izuba, bavuga bati : « Umwami w’Abayahudi aherutse kuvuka ari hehe ? Twabonye inyenyeri yiwe iserutse, duca tuza kumusenga. »

Umwami Herodi avyumvise bimutera akoba, we n’ab’i Yeruzalemu bose. Akoranya rero abakuru mu basaserdoti n’abigisha bose, ababaza iyo Kristu azovukira. Na bo bamwishura bati : « Ni i Betelehemu mu Buyudeha, kuko ariho umuhanuzi yavuze aho yandika ati : Ewe Betelehemu ya Yuda, nturi muto mu miryango ya Bene Yuda, kuko umwami azorongora igihugu canje Israeli azova iwawe. »

Araheza Herodi yihereranya bano Bamajusi, baramufoborera neza ikiringo c’aho iyo nyenyeri yababonekera ; arabagenekereza Betelehemu, ababwira ati : « Gende, mubaririkize neza ivy’uyo mwana ; muramutse mumubonye, muntumeko, nanje ngende kumusenga. »

Bahejeje gukebukana n’umwami, barijura. Ya nyenyeri bari babonye mu buseruko ibatanga imbere iragenda ; ishitse hejuru y’aho nya mwana yari ari, irahagarara. Ngo babone nya nyenyeri, barahimbarwa cane. Binjiye mu nzu, bahasanga nya mwana na Mariya nyina wiwe, barapfukama, baramusenga. Baraheza bafundurura ibikemanyi vyabo, bamushikanira inzahabu, isenga n’imira.
Ivyo biheze, baburirwa mu ndoto ngo ntibasubire guca kwa Herodi, baca bajana iyindi nzira, bitahira iwabo.