Accueil » Articles publiés par Patiri Lambert (Page 71)
Archives d’Auteur: Patiri Lambert
« Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra… », dit le Seigneur.
Le présupposé de départ des lectures de ce 32ème dimanche est que diverses sont les situations, même inouïes, qui constituent le tissu de notre cheminement dans la foi. Ce qui pourrait sembler être insignifiant, comme une bouchée de pâte (intóre en Kirundi) ou deux piécettes d’argent peut être de grande valeur aux yeux de Dieu, alors que de gestes relativement notoires peuvent n’être qu’ostentatoires, orgueilleux. Je propose d’aborder les lectures de ce dimanche dans l’optique de la vie et du sens de la prière.
En méditant l’Evangile de Marc, aux cours des derniers dimanches, nous avions focalisé notre attention à répondre à la question « qu’est-ce que la prière » ce qui nous permettait de tirer des conclusions sur l’identité du croyant en général, et du chrétien en particulier, dans sa relation avec Dieu. En ce 32ème dimanche, posons-nous la question : à quoi sert la prière ? Donnons directement une réponse, déconcertante certes, mais que nous commenterons (suite…)
IDOMINIKA YA 32 YO MU MWAKA (Umwâka B)
IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu ca mbere c’Abami (17, 10-16)
Umupfakazi w’i Sarepta acumbira Eliya

Muri irya misi,
Umuhanuzi Eliya yafashe inzira, ija i Sarepta. Agishika kw’irembo ry’igisagara, agize atyo abona umugore w’umupfakazi ariko aratoragura udukwi. Eliya aramuhamagara aramubarira ati : « Ntabara urabe ico wonzaniramwo utuzi two kunywa.» Akiriko aragenda kuyazana, aramuhamagara ati: «Urantabara unzanire n’utwo notamira.» Wa mugore amwishura ati: « Ndakurahiye Imana nzima ko ataco mfise co kurya, atari agafu kari ku rushi gasigaye mu gaseke n’uturanguzwa tw’amavuta mu gakarabo. Mbere ubu ngira ntoragure udukwi tubiri, kugira ngo ngende imuhira ndakicumbire, twe n umwana wanje, tukarye duheze duhwere.» Eliya aramwishura ati: « Ntutinye : genda ugire nk’uko uvuze; mugabo ubanze uncumbireko gatoya, ukanzanire hano, uheze ubone kwicumbira, mwe n’umwana wawe; kuko ariko Umukama Imana y’Israyeli avuze ngo: « Muri ako gaseke ifu ntizokwigera ihera no muri ako gakarabo amavuta ntazokama, gushika (suite…)
«Tu aimeras ton Dieu et/en ton prochain », nous dit Jésus. Un amour sans limites ni exceptions. On n’a jamais fini d’aimer.
Dieu est la source et la mesure de tout vrai amour
Quand on écoute les chansons populaires les plus répétées, les poèmes et les thèmes des spectacles, beaucoup parlent de l’amour et on serait porté à penser que tous parlent du même amour. Peut-être que ce terme est le plus controversé et maltraité ! Mais le monde a plus besoin de découvrir et apprendre ce que signifie l’amour, le vrai amour. Pour nous les chrétiens, reconnaitre que Jésus est le vrai Maître de l’amour, qu’il est lui-même l’amour qui se manifeste et se donne jusqu’au bout à l’autel de la croix, cela constitue un pas important pour celui qui veut comprendre et vivre d’amour en se donnant aux autres. En effet, la passion approche. Jésus est arrivé à Jérusalem. Il est gênant, il bouscule le cœur de la religion juive : il chasse les marchands du temple (Mc11,15-19). L’opposition grandit et on cherche tous les moyens pour lui tendre des pièges afin de l’arrêter : question sur l’impôt de César (Mc 12,13-17), sur la résurrection des morts (Mc 12,18-27). En ce dimanche, l’Evangile nous présente nous parle des comme des commandements même si, à la différence de Matthieu et Luc qui nous présentent l’épisode comme polémique, notre rabbin se montre gentil et est invité par Jésus à compléter son parcours o-pour entrer avec lui dans la vie éternelle. Comme l’épisode de Bartimée que nous avons médité récemment, il ne suffit pas de connaitre que Jésus est le Messie, il faut aussi marcher derrière lui vers Jérusalem et participer au mystère de sa passion et sa résurrection.
Comme le rappelle la première lecture, la Bible ne cesse d’engager le peuple élu à accueillir l’immigré, à prendre soin de la veuve, de l’orphelin et du pauvre, à refuser (suite…)
