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Seigneur, sans rejeter personne, tu préfères les cœurs contrits. Aide-nous Seigneur à le reconnaitre.
La liturgie de ce jour est un appel à l’espérance. Aucun malheur n’est assez grand pour empêcher le Bon Dieu de nous rejoindre. Certes, nous dit Ézéchiel, le juste peut chuter, emporté par sa propre perversité, et devenir méchant. Mais ce n’est jamais irrémédiable, car Dieu ne veut pas la mort du méchant mais qu’il vive ! Cette première lecture contient d’ailleurs, à mon sens, la clé de lecture de l’évangile de ce jour. Par la bouche de son prophète, Dieu déploie en effet un plaidoyer, il présente sa propre défense. Dénoncé comme responsable de nos propres turpitudes, le Seigneur réagit : « est-ce ma conduite qui est étrange ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? ». Voilà qui est bien étrange en effet, et qui nous invite à adopter un autre point de vue. Pour comprendre la parabole de Jésus, fallait-il seulement nous concentrer sur l’attitude contrastée des deux frères ? Comment la lirions-nous si nous nous attachions à regarder le visage du Père ? Il n’agit pas comme nous. Aux yeux du monde, nous sommes presque définitivement classés par notre passé. Si nous avons été fautifs, on ne nous laisse que peu de chances de refaire notre vie. Si nous avons été braves, on n’imagine pas que nous gardons la liberté de le renier. Dieu croit à notre liberté, croit que nous pouvons nous convertir du mal au bien et du bien au mieux. En ouvrant par son pardon l’avenir de notre liberté, Dieu nous fait libres.
L’exercice est déroutant car ce visage se fait discret. Il y a d’abord le (suite…)
IDOMINIKA YA 26 YO MU MWAKA (Umwâka A)
IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Ezekiyeli (18, 25-28)
Imana iratwakura ngo idukebure
Ng’iri iriyazwe n’Umukama: Mwebwe muhora muvuga muti: «Umukama agira ibitumvikana.» Tega amatwi, muryango w’Israyeli: Mbe ingiro yanje ni yo igoramye? Ubwo si mwe mwigenza ukutari ko? Iyo intungane ihevye ubutungane igakora nabi, hanyuma igapfa kubera ico, iba ipfuye izira iyo nabi. Umuyobe na we, iyo ahevye ibicumuro vyiwe, agakurirkiza ukuri n’ubutungane, akwiye kubaho. Nkako, kubera ko yemeye guheba ibicumuro vyiwe vyose yakoze, akwiye kubaho, ntazopfa.
IZABURI 24 (25) 4-5b, 6-7, 8-9
Icit.: Ibuka, Mukama, urukundo rwawe.
Ntabara, Mukama, undangire inzira y’iwawe,
uranyigisha inzira zawe. Urantumbereza ukuri,
uranyigisha, ni Wewe Mana izonkiza.
Gira wibuke imbabazi zawe, Mukama, (suite…)
Dieu veut sauver tout le monde, puisqu’il est bon. Mettons-nous à l’école de sa « logique ».
Il est facile que nous nous faisions une image de Dieu selon nos schèmes mentaux et moraux. Dieu est heureusement plus grand et plus bon plus que nous ne pouvons penser et imaginer. Ou bien, notre relation avec lui est fondée sur l’amour filial, ou il est faux ! La parole de Dieu nous met en crise par rapport à notre mode de penser et nous demande de nous réjouir puisque Dieu veut donner et donne la vie à tout le monde, gratuitement. C’est ce que chante le psalmiste qui invite à la joie devant l’amour et la tendresse de Dieu pour toutes ses créatures. Sans cette conversion (qui est une urgence), nous ne saurons pas accueillir cette vie qu’il nous donne en abondance, malgré nos infidélités et inconstances.
La prophétie de la première lecture oppose les pensées et les chemins des hommes, marqués par le péché, aux pensées et aux chemins de Dieu, qui ont pour noms tendresse et pardon. L’antinomie serait insurmontable si l’homme n’était appelé à la conversion. Changer de mentalité, tel est aussi l’enjeu de la parabole des ouvriers de la onzième heure. Parce Dieu est Père, sa qualité essentielle n’est pas l’exactitude comptable mais la bonté. Celle-ci n’offense pas la justice, puisque le maître respecte le contrat d’embauche. Mais la «justice» de Dieu n’est pas la simple réplique de ce que les hommes mettent sous ce mot. De la première à la onzième heure, Dieu envoie dans sa vigne tous ceux qui se présentent tout simplement parce qu’il les aime comme ses enfants.
Le projet de Dieu et les chemins par lesquels il y aboutit sont bien déconcertants. Ainsi (suite…)






