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L’Assomption de la Vierge Marie :continuité entre l’humble service au prochain et la vie éternelle.
L’Assomption de Marie dans la joie du ciel nous montre le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui même qui nous le montre. La Madone n’a pas suivi d’autre chemin, elle a été la servante du Seigneur; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira». Cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie doit susciter et renforcer notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ, notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père.
Dans la première lecture, le voyant de Patmos (que la Tradition identifie à l’Apôtre Jean) qui a écrit ce récit voit deux grands signes dans le ciel : la femme et le dragon. Ces signes ont une signification. Cette femme représente l’Eglise. Le dragon signifie le pouvoir oppresseur et persécuteur. En effet, au moment où ce texte de l’Apocalypse a été écrit, plusieurs chrétiens sont mis à mort parce qu’ils osent confesser publiquement leur foi et refusent de renier le Christ lorsqu’on veut les y contraindre. L’auteur affirme que la victoire finale sera celle de l’Agneau, c’est à dire celle du Christ. C’est donc un message d’espérance pour tous les chrétiens persécutés. Cette vision de l’Apocalypse englobe toute l’histoire de l’humanité et l’humble fille de Nazareth se situe au beau milieu de cette histoire.
De nos jours, la même bataille entre les forces de lumière et les forces dés ténèbres continue. Il y a autant de martyrs (suite…)
Ils seront tous instruits par Dieu. Ils viendront vers celui qui est le Pain de la Vie éternelle.
La première lecture nous situe à un moment clef de la geste d’Elie. Le coup d’éclat du Mont Carmel a plutôt un goût amer. Après que le roi Achab a relaté à Jézabel comment Elie a passé au fil de l’épée tous les prophètes de Baal, celle-ci se promet de les venger. Elie a peur et entame un exode qui à travers le désert le va le conduire jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb. Elie en vient même à douter de l’efficacité de sa mission de prophète : «C’en est assez maintenant, Seigneur ; prends ma vie car je ne suis pas meilleur que mes pères… » (1Rois19, 4). Tout cela, malgré les signes qu’il a accomplis par la main du Seigneur, devant tous les faux prophètes de Baal. Une première leçon: notre bon/beau pas ne nous exempte pas de glisser après. Il n’est même pas la garantie d’une vie sereine. D’aucuns arrivent à se demander ce qu’ils auraient fait de mal pour mériter certains événements malheureux de leur vie. Il faut toujours être vigilant. Arrivé finalement à l’Horeb, il se réfugie dans la caverne de ses peurs face à l’ouragan, au tremblement de terre et au feu qui successivement se manifestent devant lui.
Au départ, Elie était parti « pour sauver sa vie ». Sa vie sera sauvée mais par Dieu qui se révèlera à lui dans « le murmure d’une brise légère. Il est dit que « dès qu’il l’entendit, Elie se voila le visage avec son manteau » comme autrefois Moïse au même mont Horeb. Contrairement à ce qui se passa au mont Carmel, Dieu n’est pas dans le feu. Ce n’est pas une manifestation toute-puissante du Seigneur, que l’on pourrait presque croire obtenue par le prophète lui-même, par le miracle du feu de Dieu qui descend sur les offrandes, qui est à la base de l’adhésion de foi. Non, il s’agit d’une manifestation simple et discrète d’un Dieu qui vient rejoindre un homme démuni, pauvre et fragile bien loin de celui qui paraissait aussi sûr de lui sur le Mont Carmel. Elie découvre que la puissance de Dieu n’est pas celle qu’il croyait. Dieu ne lui apparaît plus à travers les coups de tonnerres et les éclairs comme il le fit avec Moïse. «Ubu ntúkidutēra ubwôba nkó ku musózi wa Sínǎyi, hamwé imirávyo n’ínkúba vyǎsirana… », dit un ancien chant de communion en Kirundi. Le prophète Elie, parce qu’il a reconnu sa fragilité, parce qu’il a fait l’expérience de son besoin d’être sauvé, il est maintenant fort (suite…)
Croire en Jésus, pain livré et partagé pour le salut du monde.
Par la foi, le miracle de l’Eucharistie se répète indéfiniment.
Depuis dimanche passé (XVII° T.O), nous avons commencé un voyage qui durera 5 étapes en méditant le chapitre 6 de Saint Jean sur le mystère de l’Eucharistie. Il s’est ouvert sur le signe de la multiplication des pains et du poisson, distribués à la foule. Aujourd’hui, nous commençons la deuxième étape avec l’enseignement sur le pain de la vie. Jésus, après le miracle plein de mystère qu’il a opéré, leur adresse ses enseignements, afin de nourrir de sa doctrine divine l’âme de ceux dont il a nourri miraculeusement le corps.
Nous avons compris (ou nous sommes appelés à comprendre) que le miracle peut se répéter indéfiniment si nous acceptons de partager afin que personne ne manque du nécessaire. Et pour cela, il faut la foi, celle qu’il avait fallu à cette foule qui voulait voir en Jésus celui qui est là seulement comme solution à nos problèmes quotidiens (ce qui est juste et bon!). Mais la question de fond est celle-ci: voulons-nous Jésus et son amour ou bien nous sommes intéressés par sa puissance (magique)? Ici réside la différence entre « avoir la foi » et « la tentative de posséder, prendre en otage Jésus » pour qu’il soit à notre service.
Foi et Eucharistie.
Mettons-nous donc en chemin pour comprendre un peu plus le mystère de l’Eucharistie. Le signe, c’est manger et boire, la réalité signifiée est l’assimilation au Christ, la communion avec Lui. Donc, il ne nous suffit pas de faire la queue pour (suite…)






