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Les chrétiens vivent la conversion, le pardon et la miséricorde de Dieu dans la joie et la fête.
«Heureux l’homme qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs » : tels sont les mots du Psaume 1, dès le 1er verset. Mais voici que Jésus suscite l’indignation des « justes », c’est-à-dire les scribes et les pharisiens, puisqu’il accueille et visite tout le monde, comme je le soulignais dans les méditations antérieures. Que ce Dieu est déconcertant dans sa « conduite » avec les pécheurs ! C’était scandaleux voir un Maître comme Jésus manger avec les pécheurs (c’est-à-dire les gens d’une morale peu correcte publiquement) et les publicains (les gens d’une conduite condamnable au niveau sociopolitique). On retenait que les publicains et les pécheurs ne méritaient pas seulement le châtiment de Dieu, mais aussi devaient être isolés des « bons » afin qu’ils ne s’assoient pas ensemble comme on le dit le Psaume 1.
Malheureusement, nous continuons à mettre les gens en des groupes de « bons » (généralement les nôtres) et des « mauvais » (c’est-à-dire les autres, individuellement ou socio-politiquement). On pourrait se représenter la scène des scribes qui sont préoccupés, en se disant les uns aux autres : où irons-nous finir avec ce Maître qui accueille les pécheurs et mange avec eux ? Sûrement que Jean Baptiste n’aurait pas été pareil ! etc. Et c’est vrai ! Jean avait parlé d’un Messie qui (suite…)
L’humilité est la mesure et le principe de la conversion et de l’espérance chrétienne.
« Tu es là au cœur de nos vies. »
Jésus fréquenta tous, les villes et villages, petits et grands, « pécheurs » et « saints » (ce que notre opinion qualifie comme tels): il avait été hôte chez Matthieu-Levi (Lc 5,29), chez un pharisien (Lc 7,36), chez Marthe et Marie (Lc 10,38), chez un autre pharisien (Lc 11, 37), et dès ce chapitre14, nous le voyons chez les grands, chez un chef de pharisiens, avec beaucoup d’autres invités. Il partage la vie de son peuple, la vie de TOUS, la vie des gens de toutes les conditions. Nous le disions déjà dimanche passé. Il n’est pas celui que nous pourrions imaginer toujours en opposition avec ceux qui ne pensent pas comme lui. Nous savons que le parti des pharisiens avait en son sein des durs opposants de Jésus, mais le voici qui fréquente un de leurs chefs. Le fait que cette scène se passe au cours d’un repas montre que l’enseignement de Jésus n’est pas « un habit de fête » que nous mettons pour de grands évènements, mais quelque chose du quotidien. Qui se montrerait humble seulement lors des évènements solennels ne ferait qu’un autre acte vanité.
Au cœur de nos vies, Jésus nous parle du Royaume.
Nous ne pouvons pas limiter la leçon de cette parabole seulement à la morale et au savoir-vivre social. Son enseignement déborde de loin ce cadre: Jésus n’ouvre la bouche que (suite…)






