Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

Dans la nuit et les tourments de notre foi, crions vers Jésus : ‘‘Seigneur, sauve-nous.’’

Les trois lectures de ce 19ème dimanche nous parlent de trois hommes en prise au doute, à la peur, à la tristesse et qui vont être amenés par le Seigneur à surmonter ces états d’âme à travers une purification de leur foi.

La foi est une vie de croissance. La première lecture nous situe à un moment clef de la geste d’Elie. Le coup d’éclat du Mont Carmel a plutôt un goût amer. Après que le roi Achab a relaté à Jézabel comment Elie a passé au fil de l’épée tous les prophètes de Baal, celle-ci se promet de les venger.

Elie à l'Horeb

Elie à l’Horeb

Elie a peur et entame un exode qui à travers le désert le va le conduire jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb. Elie en vient même à douter de l’efficacité de sa mission de prophète : «C’en est assez maintenant, Seigneur ; prends ma vie car je ne suis pas meilleur que mes pères… » (1 R 19, 4). Tout cela, malgré les signes qu’il a accomplis par la main du Seigneur, devant tous les faux prophètes de Baal. Notre bon/beau pas ne nous exempte pas de glisser après. Il faut toujours être vigilant. Arrivé finalement à l’Horeb, il se réfugie dans la caverne de ses peurs face à l’ouragan, au tremblement de terre et au feu qui successivement se manifestent devant lui.
Au départ, Elie était parti « pour sauver sa vie ». Sa vie sera sauvée mais par Dieu qui se révèlera à lui dans « le murmure d’une brise légère. Il est dit que « dès qu’il l’entendit, Elie se voila le visage avec son manteau » comme autrefois Moïse au même mont Horeb.
Contrairement à ce qui se passa au mont Carmel, Dieu n’est pas dans le feu. Ce n’est pas une manifestation toute-puissante du Seigneur, que l’on pourrait presque croire obtenue par le prophète lui-même, par le miracle du feu de Dieu qui descend sur les offrandes, qui est à la base de l’adhésion de foi. Non, il s’agit d’une manifestation simple et discrète d’un Dieu qui vient rejoindre un homme démuni, pauvre et fragile bien loin de celui qui paraissait aussi sûr de lui sur le Mont Carmel. Elie découvre que la puissance de Dieu n’est pas celle qu’il croyait. Dieu ne lui apparaît plus à travers les coups de tonnerres et les éclairs comme il le fit avec Moïse. «Ubu ntúkidutēra ubwôba nkó ku musózi wa Sínǎyi, hamwé imirávyo n’ínkúba vyǎsirana… », dit un chant de communion en Kirundi. Le prophète Elie, parce qu’il a reconnu sa fragilité, parce qu’il a fait l’expérience de son besoin d’être sauvé, il est maintenant fort dans la foi et il peut reprendre sa mission au service du Seigneur.

La deuxième lecture, quant à elle, propose à notre méditation ce passage de la lettre aux Romains où saint Paul s’interroge douloureusement sur la destinée de ses frères juifs qui contrairement à lui ne se sont pas convertis.
Sur la route de Damas, lui, il a compris que croire au Christ n’était pas un reniement de sa foi juive, bien au contraire, puisque Jésus accomplissait en sa personne toutes les promesses contenues dans les Ecritures. Mais il est bien obligé de constater que la majorité de ses frères juifs ne l’ont pas suivi sur ce chemin et que beaucoup même sont devenus ses pires persécuteurs.
Comment Dieu pourrait-il laisser ses enfants dans un tel égarement ? Aurait-il oublié son Alliance avec eux ? Aurait-il oublié cette merveilleuse promesse qu’il adressait à son peuple par la bouche du prophète Isaïe : « Une femme oublierait-t-elle de montrer sa tendresse à l’enfant de sa chair ? Même si celles-là oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas » (Is 49, 15) ?

Saint Paul s’interroge, doute peut-être. Lui aussi d’une certaine manière éprouve la fragilité de sa foi. Lui non plus, il ne trouvera pas son assurance dans ses propres sécurités, mais dans la fidélité même de Dieu à son Alliance. Ses doutes ne se verront levés que par un acte de foi reposant uniquement sur la promesse de salut total faite par Dieu à tout Israël. C’est ce qu’il exprime un peu plus loin dans sa lettre : « Car je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse : une partie d’Israël s’est endurcie jusqu’à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé, comme il est écrit : ‘De Sion viendra le libérateur, il ôtera les impiétés du milieu de Jacob. Et voici quelle sera mon alliance avec eux lorsque j’enlèverai leurs péchés’ » (Rm 11, 25-27).

"Seigneur, sauve-moi !"

« Seigneur, sauve-moi ! »

Enfin, l’évangile nous présente les apôtres et tout particulièrement saint Pierre paralysés par leurs peurs devant la tempête qui les a surpris au cœur de la nuit et devant ce qu’il croit être un fantôme qui s’avance vers eux. Comme par un metteur en scène le ferait voir, deux situations nous sont présentées en contraste : la quiétude de la montagne de la prière de Jésus, et la barque tourmentée par les vents contraires. Tenez que cela ne dure pas un instant ! Jésus rejoint la barque vers la fin de la nuit ! Pour combien de temps puis-je tenir et toujours espérer en l’intervention du Seigneur ? Voici que résonne ces paroles de Jésus : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! » : Invitation à la foi qui se fonde sur la sécurité des propres paroles du Seigneur : « C’est moi », par lesquelles Jésus ne déclare pas seulement son identité pour se faire reconnaître mais renvoie au mystère divin de sa personne en faisant directement référence aux paroles à travers lesquelles Dieu s’était révélé à Moïse dans le buisson ardent (Cf. Ex 3, 14).
Mais pour que cette foi le conduise à une rencontre authentique avec le Seigneur, Pierre devra faire l’expérience que Jésus le sauve : « Seigneur sauve-moi ». Alors seulement sa foi se voit purifiée de toute prétention à rejoindre Dieu par ses propres moyens.

Ces trois personnages d’Elie, de Paul et de Pierre, nous enseignent à travers les trois lectures de ce dimanche que pour être forte et nous libérer de tous les doutes qui parfois peuvent nous assaillir, notre foi doit reposer sur Dieu seul en naissant de ce cri du cœur : « Seigneur sauve-moi ». Notre foi ne peut nous conduire à une rencontre en vérité avec le Seigneur que lorsque nous avons fait l’expérience de notre propre fragilité à vouloir faire sa volonté, que lorsque nous nous sommes purifiés de toutes prétentions à pouvoir nous avancer vers lui en comptant sur nous-mêmes.
Les tempêtes susceptibles de mettre en péril notre foi et donc notre relation au Seigneur ne manquent pas dans une vie. La victoire que nous accorde le Seigneur n’est pas dans le fait de marcher sur les eaux des tentations qui nous assaillent mais dans le fait de regarder vers lui, d’aller vers lui. Pierre demande à Jésus non pas de marcher sur la mer mais d’aller vers lui. Ce qu’il désire plus que tout c’est Jésus. Et précisément, il commence à couler lorsqu’il se met à prêter plus d’attention au vent qu’à la personne du Seigneur.
Notre vie est un véritable chemin de foi qui s’approfondit au fur et à mesure que nous dépouillons de nous-mêmes, un exode où comme pour Elie, le Seigneur nous fait quitter nos fausses sécurités pour nous attacher à lui seul. Fixe ton regard seulement sur Jésus. Marcher sur les eaux, quitter mon confort et ma zone de sécurité est difficile. Ce n’est pas naturel de marcher sur les eaux ! La tentation est grande de se concentrer sur les difficultés, sur le vent, les vagues, sur le fait qu’on ne contrôle rien. Fixe ton cœur et ta volonté sur le Christ. Fie-toi sur sa force et sa puissance salvatrice. Il ne t’abandonnera pas. Il t’appelle à une certaine mission, à une certaine façon d’être, à un niveau plus élevé de foi, il te donnera les grâces nécessaires.’

Fixe donc ton regard seulement sur Jésus. Marcher sur les eaux, quitter mon confort et ma zone de sécurité est difficile. Ce n’est pas naturel de marcher sur les eaux ! La tentation est grande de se concentrer sur les difficultés, sur le vent, les vagues, sur le fait qu’on ne contrôle rien. Fixe ton cœur et ta volonté sur le Christ. Fie-toi sur sa force et sa puissance salvatrice. Il ne t’abandonnera pas. Il t’appelle à une certaine mission, à une certaine façon d’être, à un niveau plus élevé de foi, il te donnera les grâces nécessaires.’ Etre fragile n’est pas un obstacle sur cet itinéraire de conversion mais refuser de se reconnaître tel et de demander l’aide de Dieu pourrait bien en être un.

« Seigneur, chaque fois que je me trouverai dans la tempête, dans les moments de doute, de souffrance, de solitude, de lassitude dans ma foi, donne-moi de réentendre ta voix qui me dit : ‘‘Confiance, c’est moi, n’aie pas peur. Moi aussi, j’ai éprouvé la solitude et l’angoisse dans ma passion. Mais maintenant, vivant et ressuscité, je demeure à tes côtés. Unis ta souffrance à la mienne, tes peurs aux miennes. Tu expérimenteras alors la joie de la résurrection et de la vie nouvelle’’ »

 

IDOMINIKA YA 19 YO MU MWAKA (Umwâka A)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu ca mbere c’Abami (19, 9a. 11-13a)

Umukama yiyereka Eliya

Eliya ashitse i Horebi, yinjira mw’isenga ryari aho ararayo. Umukama aramubarira ati : « Sohoka, uje guhagarara kuri urya musozi, imbere y’Umukama ; ni ho Umukama aza guca. »

Hanyuma haza umuyaga w’igihuhusi, urasitura imirambi, n’amabuye arasatagurika ; ariko Umukama ntiyari muri ico gihuhusi. Ico gihuhusi kirangiye, haza ikintu kigigimvya isi, ariko Umukama ntiyari muri ico kintu. Hanyuma yaco, niho haza umuriro, ariko Umukama ntiyari muri uwo muriro. Umuriro uzimye, haza akayaga gakeyi. Eliya ngo akumve, aca yipfuka umutamana wiwe mu maso, arasohoka ahagarara mu rwinjiriro rwa rya senga.

IZABURI 84 (85), 9ab. 10. 11-12. 13-14

Icit : Mukama, twereke urukundo udufitiye,
         uduhe urukiza rwawe !

Hinge numvirize ivyo Umukama agira avumere :
avumera amahoro y’igihugu ciwe ;
nangwa, abamwubaha bari hafi y’ugukira,
hanyuma ubuninahazwa bwiwe bube kw’isi yacu.

Urukundo n’agatima k’ibanga bigendane,
amahoro n’ubutungane bihane ikaze ;
umudahemuka azokwamuka kw’isi,
intungane imanuke iva mw’ijuru.

Umukama niyadukomorera ingabirano ziwe,
isi izoca irondoka ;
ubutungane buzomuja imbere,
amahoro yiwe amuherekeze.

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mw’ibaruwa Umutumwa Paulo yandikiye Abaromani (9, 1-5)

Nopfuma mba igicibwa kuri Kristu, kubera benewacu tuvukana ku mubiri
Ncuti zanje,

Ndavuga ukuri muri Kristu, simbesha, kandi ijwi ry’umutima wanje rirabinyemeza muri Mutima Mweranda : numva intuntu nyinshi n’amaganya y’intatezuka mu mushaha wanje. Egome, jewe nyene nopfuma mba igicibwa kuri Kristu, kubera benewacu tuvukana ku mubiri. Bo ni Abanyisraeli : baragenewe iteka ry’abana bo mu nzu, ubuninahazwa, amasezerano, amategeko, ivy’ugusenga icese, imihango, eka n’abasokuru. Kandi ni bo Kristu yamukako kubw’umubiri, We aganza vyose, Imana nyaguhezagirwa mu myaka yose. Amen.

INKURU NZIZA

Alleluya, alleluya.
Umutima wanje uriteze Umukama,
ijambo ryiwe ni ryo nizeye.

Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza yanditswe na Matayo (14, 22-23)

Mbwira ngusange hiyo ngendera ku mazi

Amaze kugwiza imikate ngo agaburire abantu, buno nyene, Yezu aca ategeka abigishwa biwe ngo baje mu bwato, bamutange ku nkombe yo hakurya, na we asigare arasezera abantu. Ahejeje kubasezera, yidugira ku musozi ahiherereye ngo asenge, bugoroba ari yo akiri wenyene.

Ubwato bwari bumaze gushika mu kiyaga hagati buzungagizwa n’ibisebuzi ; umuyaga waturuka imbere yabo. Buri mu guca, Yezu aza iyo bari, agendera ku mazi, barakangwa, bavuga bati : « Ni umuzimu ! », ubwoba burabatekera, bakoma induru.

Buno nyene, Yezu ababwira ati : « Humure, ni jewe ; ntimugire ubwoba ! » Petero aramwishura ati : « Niyaba ari wewe, mbwira ngusange hiyo ngendera ku mazi. » Yezu ati : « Ingo ! » Petero ava mu bwato, agendera ku mazi aja iyo Yezu ari. Abonye umuyaga uhuhuta cane, agira ubwoba ; ngo yumve atanguye kunyika, avuza induru ati : « Ntabara, Mukama ! »

Buno nyene, Yezu aca aramvura ukuboko, aramufata, amubwira ati : « Muntu utagira ukwemera, icatumye ukeka ni iki ? » Bamaze gushika mu bwato, umuyaga uca urahera. Abari mu bwato baca baramusenga bavuga bati : « Ni ukuri, uri Umwana w’Imana ! »

Est-on vraiment limité pour faire du bien? Peut-être, non!!

Quelquefois, nous pouvons nous décourager en disant que nous sommes limités et que nous ne pouvons pas faire quelque chose de bon. Nous disons que nous n’avons pas de moyens financiers, nous sommes loin, nous n’avons pas de forces, nous ne pouvons pas être écoutés, et beaucoup d’autres motifs encore. Lisez cette petite histoire.

"Va planter les pommes de terre"

« Papa, va planter les pommes de terre! »

Un vieil homme vit seul dans une ville américaine .
Son seul fils était en prison . Le vieil homme a écrit une lettre à son fils

« Cher fils ,
Je me sens assez mal , car il semble que je ne serai pas capable de semer des pommes de terre cette année . Je suis juste trop vieux pour labourer le terrain. Si tus étais ici, tous mes problèmes seraient résolus . Je sais que tu labourerais le terrain pour moi si tu n’étais pas en prison .
Ton amour, ton papa. »

Peu de temps , le vieil homme a reçu ce télégramme :
«Pour l’amour du ciel , papa , ne creuse pas le jardin ! C’est là que j’ai enterré les ARMES À FEU! !

À 4 heures du  lendemain matin , une douzaine d’ agents du FBI et des policiers locaux ont débarqué chez le vieux et ont déterré tout le jardin sans trouver de canons: ils ne laissèrent aucune petite portion de terre qui ne fut creusée.

Confus , le vieil homme a écrit une autre note à son fils en lui disant ce qui s’était passé , et lui demanda ce qu’il faut faire ensuite .
La réponse de son fils était : « Allez-y et plantez vos pommes de terre , papa . C’est le mieux que je pouvais faire pour vous depuis la prison . « 

Que pouvons-nous en apprendre?
Peu importe où que vous soyez dans le monde , sachez que vous avez le pouvoir de tout changer.
Sachez que vous avez une solution à tout , même en étant à l’autre bout de la rive. Seulement, il faut savoir ouvrir les yeux.

En effet, « le fils savait que tout ses gestes depuis la prison étaient contrôlés par la police et il savait que quand il parlerait d’armes, la police interviendrait ». Comme ça, les agents de la police ont préparé du terrain pour le pauvre papa, croyant chercher des armes qui n’y étaient pas.

Si je nohahera!!!

(d’après Voice of Congo)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin