La Congrégation des Bene Mariya est la fille-aînée du Diocèse de Ngozi. Avec leur charisme de « faire fleurir l’esprit chrétien dans les familles », leur spirituaité ignatienne, leur devise « Charité – Obéissance – Joie », les Sœurs Bene Mariya sont déjà présentes dans tous les Diocèses du Burundi Lire la suite
IDOMINIKA YA 20 YO MU MWAKA (Umwâka A)
IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Izaya (56, 1. 6-7)
Abana ba kavantara nzobajana ku murambi mweranda wanje
Ng’iri iriyazwe n’Umukama : Kurikiza ukuri, ukore ubutungane, kuko urukiza rwanje ruri hafi y’gushika, kandi ubutungane bwanje nuri hafi y’ukwiserura.
N’abana b’akavantara bêmeye gukurikira Umukama ngo bamukorere, bagakunda izina ryiwe, bakamubera abasavyi, ntibakengera umusi w’isabato, kandi bakagumya inanga ry’isezerano ryanje, abo nzobajana iwanje ku murambi mweranda. Nzobanezereza mu ngoro yanje nyeranda, inkuka zabo n’imbagwa zabo nzozakiriza yompi kuri altari yanje, kuko ingoro yanje izokwitwa « Ingoro abantu bose basengeramwo. »
IZABURI 66 (67), 2-3.5.6-8
Icit : Intara nizimenye yuko uri Imana, nizivyemere zose hamwe
Canke: Alleluya
Imana n’itugirire imbabazi, n’iduhezagire!
Inyonga zawe nizituboneshereze,
inzira yawe na yo n’imenyekane kw’isi,
intara zose nizimenye ko uri Umukiza.
Intara nizivyine zihimbarwe,
kuko uca urubanza rutunganye kw’isi;
uratwara ibihugu mu butungane,
ukayobora neza intara zo kw’isi yose.
Intara nizemere yuko uri Imana,
nizivyemere zose hamwe!
Imana n’ihezagirwe yongere isengwe
Kuva iyo isi iva ikagera.
IGISOMWA CA KABIRI
Ivyo dusoma mw’ibaruwa Umutumwa Paulo yandikiye Abaromani (11, 13-15. 29-32)
Imana iratanga ikongera ikitorera
Ncuti zanje,
ndabibabariye mwebwe, mwa banyamahanga : ndi umutumwa ku banyamahanga, ndatera iteka ibanga nashinzwe ; ivyo vyose ndabigira ngo kumbure ab’iwacu bavyure umwikomo, mbone gukiza bamwe muri bo. None, ko aho bigirijweyo ariho isi yaciye isubira kwuzura n’Imana, umusi bazogarukira ho hazoba iki ? Nta kindi atari izuka mu bapfuye !
Na none, Imana iratanga ikongera ikitorera, ntisubiza inka mw’igabiro. Nk’uko na mwebwe kera mwari mwaragambarariye Imana, none ubu mwagiriwe ikigongwe kubera ubugambarazi bwabo, niko na bo nyene ubu bagambarariye Imana kubera ikigongwe mwagiriwe, kugirango na bo nyene ubu bakigiriwe. Imana yarugaranye abantu bose mu bugambarazi, kugira ngo ishobore kubagirira ikigongwe bose.
IKURU NZIZA
Alleluya, alleluya.
Yezu yariko arigisha Inkuru Nziza y’Ubwami,
kandi agakiza n’ubumuga n’indwara zose z’igihugu.
Alleluya.
Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza yanditswe na Matayo (15, 21-28)
Ewe wa mukenyezi, ukwemera kwawe ni kunini
Umusi umwe,
Yezu yari agiye amarora i Tiri na Sidoni. Hanyuma haza umukenyezi w’i Kanahani avuye muri ico gihugu, ashira ijwi hejuru avuga ati : « Ngirira ikigongwe, Mukama, Mwana wa Dawidi, akigeme kanje shetani yakishe. » Yezu ntihagira ico amwishura. Abigishwa biwe bamwegereye baramusaba bati : « Mwirukane adukure induru inyuma. » Yezu asubizayo ati : « Nta bandi banzanye atari intama z’Israeli zatakaye. » Nya mukenyezi amwegereye, aramupfukamira, avuga ati : « Ntabara se Mukama. » Yezu aramwishura ati : « Ntibikwiye ko umukate w’abana wohabwa utubunda. » Nya mukenyezi asubizayo ati : « Ni ivy’ukuri, Mukama ; ariko, utubunda turarya utuvunguka dukorotse tuva ku meza ya ba shebuja. » Yezu amwishura ati : « Ewe wa mukenyezi, ukwemera kwawe ni kunini ! Nibikubere rero nk’uko wipfuza. » Kuri iyo saha nyene, wa mwigeme wiwe aca arakira.
L’Assomption et la Résurrection sont la réponse de Dieu à qui sert le prochain.
Le passage de l’Apocalypse que la liturgie nous propose comme 1ère lecture de la messe du jour de l’Assomption évoque « une femme ayant le soleil comme manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles ». Qui est cette femme ? Eve ? Israël ? Peut-être, mais il est également possible de voir en cette figure le symbole de l’Eglise, le nouvel Israël, ou même Marie, la Mère de Jésus. Dans ce dernier cas, Marie assurerait le passage entre le peuple élu et l’Eglise de son Fils. Ce passage, le récit de la visitation l’illustre à sa manière. Elisabeth, en qui s’incarne l’espérance d’Israël, salue sa cousine comme celle qui a cru à l’accomplissement des anciennes promesses. Tel est le secret de l’Assomption de Marie : sa foi et son humilité lui valent d’être proclamée bienheureuse par toutes les générations.
Retournons aux lectures du jour.
Un certain réalisme s’impose pour ce qui est de la première lecture, cette femme qui intervient dans l’histoire, théâtre de la lutte entre Dieu et le mal, est l’image de la communauté juive restée fidèle à l’attente du Messie ; c’est elle qui donne le jour à l’enfant promis, Sauveur et Berger de tous les peuples. Contre lui, le Christ de Dieu, les forces du mal sont impuissantes, car, malgré sa mort, la Résurrection l’emporte près de Dieu. Quant à la communauté nouvelle qui est née du Messie, elle reste en butte aux assauts du mal, mais Dieu lui a préparé un refuge et il l’assure de participer à la victoire du Christ. Cette femme évoque donc aussi l’Eglise, la communauté des croyants au Christ, et Marie maintenant avec son Fils au ciel.
Dans la 2ème lecture, Adam est l’exemple d’une humanité coupée de Dieu, dont le lot quotidien est la mort physique qui vient sanctionner la mort des cœurs de tous les mal-aimés, la mort des intelligences que l’on n’a pas su éveiller, la mort des consciences que le péché a ternies. Aujourd’hui, il n’est pas rare de trouver des personnes pour lesquelles le bien comme le mal sone la même chose, dans notre temps ainsi relativiste. Mourir en Adam donc, c’est donc connaître cette double-mort, à la fois physique et spirituelle. Revivre dans le Christ, c’est sortir de cet environnement de la mort, triompher de l’égoïsme et de l’orgueil qui tuent les cœurs, paralysent les intelligences, (bukîcurika !!), pourrissent les consciences. C’est aussi, par la résurrection du Christ, voir le Christ tuer à jamais la mort physique. C’est la grâce dont Marie a bénéficié de son Fils.
En effet, dans l’Evangile, Marie et son Fils partagent le même souci : SERVIR. La résurrection et l’Assomption, pouvons-nous dire, sont la réponse de Dieu à ceux qui ont voulu servir. Dans l’épisode que nous l’Evangile, Elisabeth s’étonne de voir Marie, la mère de son Seigneur, venir l’aider à préparer la naissance de Jean-Baptiste en assumant les tâches ménagères. La mère de Dieu de veut servante comme elle l’a dit à l’Annonciation : « je suis la servante du Seigneur ». Ici elle se présente aussi comme servante : « Dieu s’est penché sur son humble servante ». La mère agit donc comme son Fils, Jésus, qui est « venu pour servir et non pour être servi ».
Alors, on comprend la raison d’être des lectures de cette solennité qui ne nous racontent pas la fin de la vie de Marie, mais parlent de la résurrection et surtout, mettent devant nous des scènes normales de la vie quotidiennes : deux femmes qui se saluent, qui s’entraident. L’Evangile de l’incarnation nous ramène aux réalités corporelles. Ici, l’Esprit se sert des ventres de deux femmes pour se répandre dans l’humanité. Par conséquent, le corps n’est pas une réalité banale, méprisable. Qui méprise le corps touche aussi le cœur et méprise le Créateur. Qu’il est douloureux d’assister en notre temps, à tant de mépris et de dévalorisation du corps ! La torture faite souvent par les proches, les corps de police qui devraient protéger et lutter pour la dignité de la personne humaine ! Certaines publicités qui chosifient le corps de la femme ! (je dirais même plus : si on met une femme à côté d’une chose à vendre, qu’est-ce qui a le plus de valeur ? La chose ou la femme ? je ne tenterai pas d’y répondre), la pornographie qui expose le corps qui devient un objet, les crimes de guerres, les violences faites aux femmes, aux enfants,…
Il nous est bon alors que l’Evangile de l’Assomption soit cette humble scène de vie quotidienne. En effet, Marie n’est pas une déesse, il nous serait impossible de l’imiter. Elle est une jeune femme qui a vécu sa vie normale, quotidienne, et elle a participé à la vie de son Fils par le service du prochain. Si la parole de Dieu nous a parlé de la résurrection, rappelons-nus que c’est un point important de notre credo : nous croyons à la résurrection de la chair ! Mettons-nous donc au travail, ou mieux, au service de nos frères et sœurs, dans l’humilité, puisque qu’il y a continuité entre humilité et éternité (toutes les générations me diront bienheureuse).
« Béni sois-tu, Dieu notre Père, en l’honneur de la Vierge Marie. Par elle, ton Fils éternel est né parmi nous. par lui, Marie est entrée dans ta gloire. Parfaite image de l’Eglise à venir, elle soutient notre espérance, nous, ton peuple qui chemine encore. Tu t’est penché sur ton humble servante, et tu as fait pour elle des merveilles. Saint est ton Nom ».








