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Bubanza a reçu son Evêque Coadjuteur.

Voici en images et fichiers audio certains aspects des cérémonies d’Ordination épiscopale de Mgr Georges BIZIMANA comme Evêque Coadjuteur de Bubanza.

Mgr Georges BIZIMANA

Mgr Georges BIZIMANA avant la messe

 ...des prêtres de toutes provenances...

…des prêtres de toutes provenances…

Début de la messe: Procession

Début de la messe: Procession

Au début de la messe, on a présenté celui qui a été élu pour cette mission.
On a alors lu sa lettre de nomination; la traduction en Kirundi était faite par l’Abbé Lambert NICITERETSE, Secrétaire Général de la C.E.CA.B.
Ecoutez:

Pendant la liturgie de la Parole

Pendant la liturgie de la Parole

Pendant la liturgie de la Parole

Pendant la liturgie de la Parole

Mgr Jean NTAGWARARA, Evêque de Bubanza,  a lui aussi écrit une lettre qui a été lue aux fidèles et à toute l’assemblée présente.
Ecoutez-en le contenu: L’homélie du jour a été dite par l’Evêque Consécrateur, Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA,  Evêque de Ngozi (diocèse d’origine de Mgr Georges) et Président de la Conférence Episcopale du Burundi. Les Archevêques de Bujumbura et Gitega était Co-consécrateurs. Ecoutez l’homélie du jour:

Dans ce fichiers audio, vous pouvez écouter le déroulement du Rite d’Ordination de Mgr Georges. Rite de la consécration épiscopale:

Litanies des Saints et Prostration

Litanies des Saints

"Reçois l'Esprit-Saint.

« Reçois l’Esprit-Saint.

Reçois l'Onction de l'Esprit-Saint de Dieu

…Reçois l’Onction de l’Esprit-Saint de Dieu…

On lui met la Mitre

On lui met la Mitre

Mgr Georges bénit le Peuple de Dieu après son ordination épiscopale

Mgr Georges bénit le Peuple de Dieu après son ordination épiscopale

Discours de Mgr Georges BIZIMANA

Discours de Mgr Georges BIZIMANA

A la fin de la messe, Mgr Georges a adressé un discours à ceux qui étaient là.Ecoutez:

Que Dieu le protège et le garde, qu’il l’assiste de son Esprit pour qu’il puisse être Pasteur selon le cœur de Pasteur suprême.

Pourquoi ne pas vivre et jouir de la joie de servir le Seigneur sans inquiétude ?

Abbé Lambert RIYAZIMANA

Abbé Lambert RIYAZIMANA

« Le Seigneur est mon appui : il m’a dégagé, m’a donné du large, il m’a libéré, car il m’aime ». L’antienne d’ouverture de la liturgie de ce jour nous en donne le fil rouge et la clé d’interprétation : la Parole de Dieu veut nous libérer de nos asservissements, afin que nous connaissions « la joie de le servir sans inquiétude », et que « les événements de ce monde se déroulent dans la paix, selon le dessein » du Père.
D’où viennent nos divisions, nos oppositions, nos conflits ? De nos divisions, nos oppositions, nos conflits intérieurs, que nous projetons – individuellement et collectivement – sur notre entourage ! « Aucun homme ne peut servir deux maîtres », nous dit Jésus ; et pourtant, combien de faux maîtres n’avons-nous pas ? Tantôt nous aimons l’un et détestons l’autre, tantôt nous nous attachons à ce dernier et méprisons le premier. Nous sommes sans cesse en contradiction intérieure, divisés entre nos multiples appartenances contradictoires.

Jésus choisit pour exemple l’argent, qui constitue le paradigme de nos convoitises, puisqu’il donne accès à l’avoir, au pouvoir et à la gloire selon ce monde. Ce n’est pas l’argent en tant que tel qui est mis en cause : s’il n’existait pas, il faudrait réinstaurer le troc – ce qui ne serait probablement guère mieux. Mais c’est notre relation à l’argent que Jésus critique : de serviteur, ou plutôt de moyen d’échange de biens et de services, il est devenu une fin en soi, un absolu, c’est-à-dire une idole. Lorsque Jésus met en accusation « l’argent trompeur » (Lc 16, 9), il dénonce le mensonge qu’il représente : ces quelques pièces de métal éveillent en nous des désirs inavouables, qui sont à mettre en lien avec le péché des origines. Coupés de Dieu, nous sommes enfermés dans nos peurs : peur de l’avenir, peur de l’autre, peur de la maladie, peur des imprévus, peur des revers de fortune ; aussi sommes-nous en quête de sécurité, d’assurances en tous genres, que nous espérons trouver dans l’argent, supposé nous prémunir de tous les aléas de la vie.

Notre-Seigneur ne nous demande pas de nous retirer du monde (sauf vocation particulière) pour bannir tout usage de « l’argent trompeur » (Lc 16, 9). Ce que Jésus récuse, c’est de servir l’argent et de lui être asservi, au lieu de nous servir de l’argent pour faire le bien. Notre relation à l’argent – comme toutes nos relations d’ailleurs – doit être ajustée à la Révélation du vrai visage de Dieu : « Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin ». Notre-Seigneur veut nous conduire de l’état d’esclave de l’argent trompeur, à celui de fils dans la maison de son Père. 
C’est donc une double idolâtrie que Jésus dénonce, l’une entraînant probablement l’autre : l’idolâtrie d’un Dieu lointain, exigeant, indifférent aux besoins de l’homme ; et l’idolâtrie de l’Argent. Il n’est pas impossible que la seconde ne soit qu’une compensation pour l’insatisfaction engendrée par la première.

Illusoire donc le repos qui prétend se fonder sur l’abondance matérielle ! Souvenons-nous du propriétaire dont les terres avaient beaucoup rapporté et qui se disait : «Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence. Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?”». Et Jésus de conclure : «Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu » (Lc 12, 16-21). Heureux celui qui peut dire avec le Psalmiste : «Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui : lui seul est mon salut, la citadelle qui me rend inébranlable» (Ps 61) ; il ne sera pas déçu, car il a mis dans le Très-Haut son espérance.

Cela ne signifie pas qu’il sera à l’abri des épreuves, mais celles-ci vérifieront la qualité de sa foi, de sa confiance en Dieu : «Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d’épreuves, pensez que c’est une grande joie. Car l’épreuve, qui vérifie la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien » (Jc 1, 2-4). 
Mais pour faire confiance au Seigneur, il nous faut d’abord nous laisser guérir de notre défiance envers le Dieu rival, jaloux de notre bonheur, cette idole monstrueuse qui tyrannise notre cœur depuis que le Serpent a perverti en nous l’image du Dieu Père. Les quelques versets du prophète Isaïe que la liturgie nous propose en première lecture sont un véritable antidote contre ce venin : « Jérusalem disait : “Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée”. Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait t’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. Parole du Seigneur tout-puissant ». Où est-il le paternel tyrannique qui nous enferme dans la peur ? Cette idole n’a jamais existé que dans notre cœur blessé par le mensonge de l’Ennemi ; la peur de Dieu est l’ivraie la plus redoutable que le malin ait semée dans le champ de nos vies. Elle pousse avec le blé et menace de l’étouffer ; mais le seul moyen de l’empêcher de nuire, ce n’est pas de l’arracher au risque d’arracher aussi les épis, mais c’est de promouvoir la croissance du bon grain, en fortifiant notre foi par l’écoute de la Parole et l’accueil de l’Esprit d’amour dans la prière et les sacrements (cf. Mt 13, 24-30).

Il ne faut donc pas s’inquiéter. Telle est l’attitude des « païens » qui ignorent le vrai visage de Dieu, et continuent de s’inquiéter quotidiennement quant au boire et au manger. Celui qui se sait fils du Père, travaille certes pour subvenir aux besoins des siens, et participe au bien commun de la société à laquelle il appartient ; mais il le fait dans la liberté filiale, c’est-à-dire dans la certitude que Dieu est avec lui dans son effort comme dans son repos, dans ses succès comme dans ses échecs professionnels. De maître, l’argent peut devenir serviteur parce que dans son rapport à Dieu, le croyant est passé de la servitude au service, de la peur à la confiance filiale. Son souci n’est plus de sauvegarder sa vie – il sait maintenant qu’il la reçoit à chaque instant de son Père comme un don d’amour – mais de travailler pour établir la justice du Royaume, c’est-à-dire de rendre à chacun ce dont il a besoin afin qu’il puisse vivre dans la dignité de fils de Dieu ; à commencer par ceux qui lui sont les plus proches : ceux qui lui sont confiés et qu’il est chargé de servir.

“Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création (les oiseaux du ciel et les lys de la terre) proclament ta louange ; car c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus-Christ Notre-Seigneur, avec la puissance de l’Esprit Saint” (Pr. Eucharistique N° 3).  Apprends-nous à goûter à la vie comme un cadeau merveilleux et à nous ouvrir à la parole libératrice de ton Fils. Amen.»


IDOMINIKA Y’8 YO MU MWAKA (A)

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Umuhanuzi Izaya : 49, 14-15

(Jewe sinzokwigera ndaguheba)

Siyoni yahora igira iti : « Umukama yarampevye, Umukama yaranyibagiye. »  Mbe, hari umuvyeyi yokwibagira umwana ari ku bibero, hari uwokwanka uwo yibarutse ? N’aho hoboneka uwovyubahuka, jewe siinzokwigera ndaguheba.

Izaburi 61 (62), 2-3. 6-7. 8-9ab

Icit : Niwirukire ku Mana, mushaha wanje !

Umushaha wanje uruhuka ushikiriye Imana Yo nsa,
Ni Yo nyene izonkiza ;
Ni Yo kinja ryanje, ni Yo bukiriro bwanje,
Ni Yo nkinzo yanje, eka ntaco ninona.

Niwirukire ku Mana, mushaha wanje,
Ni Yo nzeyeko urukiza ;
Ni Yo kinja ryanje, ni Yo bukiriro bwanje,
Ni Yo nkinzo yanje, eka ntaco ninona.

Ku Mana ni ho bukiriro bwanje n’ubuninahazwa bwanje,
Ku Mana ni ho mirukiro yanje n’amahungiro yanje.
Niwizere Imana, wa ntara, izere udahengeshanya ;
Uyiganyire ayari ku mutima.

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mw’Ibaruwa rya mbere Umutumwa Paulo yandikiye Abakorenti : 4, 1-5

(Umukama azogaragaza akari mu mishaha)

Ncuti zanje,
Umuntu wese rero n’atubonemwo abasuku ba Kristu n’abashikiriza b’amabanga y’Imana. Nayo ico barondera ku mushikiriza, ni uko umwe wese yosangwa ari intatirimuka. Kubwanje, ivy’ugucirwa urubanza na mwebwe canke n’intahe y’abantu, ndabinezwe buhoro ; mbere na jewe nyene ntarwo nicîra. Niko, ntaco umutima untonganya, ariko si co kingira intungane ; uwuncira urubanza ni Umukama. Ni uko rero, nimureke guca urubanza na rumwe hataragera, igihe Umukama ataraza ; ni We azoboneshereza ivyanyegejwe mu mwijima, kandi azogaragaza akari mu mishaha. Niho rero umuntu wese azohabwa n’Imana ishimwe rimukwiye.

INKURU NZIZA

Alleluia, alleluia.
Ijambo ry’Imana ni rizima, ryuzuye ububasha,
Rirasobanura ivyiyumviro n’ivyipfuzo biri mu mitima.
Alleluia.

Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza yanditswe na Matayo : 6, 24-34
(Ntimwitwararike ivy’ejo)

Muri irya minsi, Yezu yabariye abigishwa biwe ati :«Ntawushobora gukorera ba shebuja babiri, kuko yokwanka umwe agakunda uwundi, canke yokwishimira umwe uwundi na we akamunebagura. Niho rero mutoshobora gukorera Imana n’ifaranga.

Nico gituma ndababwira nti : Nimureke guhagarikwa umutima n’indya zo kubatunga n’impuzu z’ukwambika umubiri wanyu. None, amagara ntasumba imfungurwa, umubiri na wo ugasumba ivyambarwa ? Rabe inyoni zo mu kirere : ntizibiba, ntizimbura, ntizica ibigega ; ariko So wanyu wo mw’ijuru arazigaburira ! None ntimuziruta na kure ? Aho nyene, ni nde muri mwebwe yoshobora kwiyongerako irindi tambwe ryo kuramba ngo n’uko bimuhagaritse umutima?
Na vyo ivyambarwa, bibahagarikira umutima iki ? Itegereze ukuntu amashurwe yo mw’ishamba akura : ntarima kandi nta mpuzu ajisha ; ariko ndababwiye ko na Salomo, nanzi ngo yari akatabonetse, atigeze yambara nka rimwe muri ayo mashurwe. Ko Imana irinda yambika ivyatsi vyo mw’ishamba vyirirwa uyu munsi ejo bigacanwa, mwebwe yobura kubagirira ibisumba ? Emwe mwa bantu mwemera buhoro !

Nimureke rero gusimbwa n’umutima mugira muti : Mbega tuza kurya iki ? Tuza kunywa iki ? Tuza kwambara iki ? Abapagani ni bo bakurikirana mwen’ivyo ; ariko So wanyu wo mw’ijuru arazi ko mukeneye ivyo vyose. Nimutangure rero murondere Ubwami bw’Imana n’ubutungane bwayo, na vyo ibindi izobibagerekerako. Ntimwitwararike ivy’ejo : ejo hazokwimenya. Umunsi wose ugorwa n’ivyawo. »

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin