« Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».
Chers amis,
Nous achevons aujourd’hui la lecture du « sermon sur la montagne », dont l’ampleur se déploie depuis trois semaines et qui nous emmène, dans un ultime mouvement à la contemplation de la splendeur du Père. Jésus continue de révéler l’essence de la vie chrétienne en confrontant son enseignement aux certitudes et aux pratiques en vigueur. « Vous avez appris… eh bien moi je vous dis ».
Le premier adage établit une loi d’équivalence. Il s’agit d’une prescription biblique visant à établir un équilibre, à introduire une pondération du désir de vengeance dans les relations humaines. Le chant de Lamek — « Oui, j’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. Oui, Caïn sera vengé 7 fois, mais Lamek 77 fois » (Gn 4,23-24) — est étouffé par la loi du talion — « œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21,24). Cependant, cette loi ne peut représenter qu’une étape vers la sagesse. Elle évite à l’homme de tomber dans l’excès, mais elle le cantonne à l’équivalence des objets, sans tenir compte du sujet. Jésus nous invite à prendre le risque d’être humain. L’équilibre de la loi du talion consiste en un effet de miroir, imposant des mutilations réciproques qui tiennent les hommes à distance. EN français, on dit « une fois passe, deux fois lassent (fatiguent), trois fois cassent » et les Burundais disent : « Kabiri karazirwa ! » ou bien « Inyama mbísi ivyūra iyùúmye », et que sais-je encore. Ne nous croyons donc pas avoir dépassé la loi du talion, nous avons encore à apprendre, à évoluer, je crois. La loi de l’amour, au contraire, renonce à l’identique du miroir de nos haines pour affirmer la liberté du sujet : « Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ».
Affirmer sa liberté pour s’affranchir du cercle vicieux du mal n’est cependant pas la seule exigence de l’amour. Il faut encore venir au secours du frère qui a cédé à la violence et l’inviter à communion fraternelle. Jésus appelle cela « tendre l’autre joue ». Par ce geste, Jésus ne nous invite pas à réclamer une nouvelle manifestation de violence ; il attend de nous que nous reconstruisions la fraternité. Tendre l’autre joue consiste à exposer une vulnérabilité volontaire, à découvrir la confiance née de l’amour, à montrer que rien ne pourra affecter la charité. Tendre l’autre joue consiste à dire au méchant qu’il est reçu comme un frère parce qu’il l’est. L’acte de violence est désamorcé de l’intérieur par un geste d’abandon confiant. Seule la confiance peut conduire à l’amour.
En d’autres termes : il faut que nous soyons les premiers à sortir de l’engrenage du mal de la violence. Comme au karaté, il faut déconcerter et surprendre l’adversaire par un geste auquel il ne s’attendait pas, afin qu’il se rende compte qu’en agissant comme il le faisait, il se trompait effectivement. « Aca ahîndura umukényūro », sinon, en nous laissant imposer les règles de jeu par notre adversaire, nous ne sortirons jamais du cercle de la violence, puisque « le feu attire le feu », disent les militaires.
L’initiative de l’amour doit alors être menée à son terme : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ». Jésus ne se contente pas de dénoncer notre système d’équivalence dans la vengeance et dans la violence, il entend que nous renoncions aussi à notre système d’équivalence dans le bien. L’amour ne s’établit pas sur la reconnaissance des similitudes, il ne grandit pas par réciprocité — le frère aimant celui qui est un frère pour lui, l’ami aimant celui qui est un ami pour lui. L’amour procède d’un don gratuit reposant sur une altérité irréductible. Celui qui est à aimer n’est pas le même, il est l’autre ; il n’est pas celui qui est proche, mais celui dont on se rend proche. Ailleurs, Jésus dira : celui dont on se fait le prochain.
Pour autant, Jésus ne renonce pas à nos distinctions. L’autre n’est pas toujours un ami ; il peut être un ennemi. Il est important de le souligner et de ne pas considérer, au nom de notre christianisme, que tous les hommes sont nos amis. L’objectivité de la Parole de Dieu l’emporte sur les bons sentiments. Nous avons des ennemis ; c’est un fait. Reste à bien comprendre qui sont-ils et que nous veulent-ils. Quand la première lecture parle des amis et des ennemis, il faut d’abord comprendre que ce ne sont pas nos ennemis personnels, mais des ennemis de Dieu, des ennemis du projet de Dieu qui veut sauver tous : « Comment ne pas haïr tes ennemis, Seigneur, … je le hais d’une haine parfaite et je les tiens pour mes propres ennemis » (Psaume 139, 19.21). Cette haine signifie alors le refus de leurs projets, de leur idéologie. Qu’en est-il de « mes » ennemis ? A vrai dire, le sont-ils parce qu’ils s’opposent au projet de Dieu ou tout simplement parce qu’ils s’opposent à mes intérêts, à mes calculs mesquins !!!!
Dans la première lecture donc, « ton compagnon, ton frère, les fils de ton peuple » signifient les Israélites. Le fondement de cette solidarité n’est pas le sang, la race, en en tant que Burundais, j’ajouterais, le clan l’ethnie,… Pour les Israélites, le fondement se trouve dans l’alliance qui fait deux un peuple du même Dieu. Lorsque Jésus nous révélera la paternité universelle de Dieu, l’humanité entière sera reconnue comme le peuple de Dieu et le prochain à aimer n’aura plus de frontières. Cela s’est-il encore réalisé dans notre vie de chrétiens, c.à.d. fidèles du Christ ?
Ni haine, ni rancune, mais aussi ni hésitation, ni faux-fuyant pour reprendre celui qui se conduit mal. L’amour fraternel n’est pas un alibi pour fuir nos responsabilités, conclut la 1ère lecture.
Nous avons donc à faire un autre pas : aimer et prier pour nos ennemis. Oui, Jésus nous dit qu’il faut aimer nos ennemis. Et nous, qui avons l’art d’édulcorer l’évangile, nous disons : je n’ai pas d’ennemis,… Oui, il nous faut accepter cette lumière crue et violente que Jésus projette sur l’existence humaine marquée d’inévitables conflits. Toute personne qui ne me ressemble pas, au fond, m’agresse, m’atteint. « Ce-en-quoi-l’autre-est-différent-de-moi » me met en cause, ce « caractère différent du mien « m’énerve, ou bien s’il est admirable, me pousse à la jalousie,… N’attends pas donc demain et fais ce que Jésus te dit : prie, nominalement, pour ceux qui t’énervent, ceux qui te font du mal, qui suscitent en toi la jalousie, ceux que tu n’aimes pas ou qui ne t’aiment pas. « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».
« Jésus, quand tu as été giflé par le serviteur du grand prêtre, tu n’as pas tendu l’autre joue, mais tu as réclamé justice ; réquisitionné pour porter ta croix, Simon a accepté de marcher à tes côtés ; dépouillé de tes vêtements au pied de la croix, tu t’est laissé faire. Comment comprendre et vivre tout cela Seigneur, si tu ne m’y aides ? Que me demandes-tu Seigneur pour aimer comme Toi, sans pour autant devenir un souffre-douleur ? Seigneur, viens à mon aide !
IDOMINIKA Y’7 YO MU MWAKA (A)
IGISOMWA CA MBERE
Ivyo dusoma mu gitabu ca Bene Levi : 19, 1-2. 17-18
(Urakunda mugenzawe nk’uko wikunda wewe nyene)
Umukama yabwiye Moshe ati : « Bwira Abanyisraeli bose uti : Nimube beranda, kuko jewe, Umukama Imana yanyu, ndi mweranda. Ntuzokwanke mwenewanyu. Utegerezwa gukebura kavukire, niho utazokwikwegerako igicumuro ciwe. Ntuzokwihore kandi ntuze ugirire inzigo abo musangiye igihugu. Urakunda mugenzawe nk’uko wikunda wewe nyene. Ni Je Mukama ! »
Izaburi 102 (103), 1-2. 3-4. 8. 10. 12-13
Icit : Umukama ni We Nyen’imbabazi n’ikigongwe.
Himbaza Umukama se mushaha wanje,
Maze n’amagara yanje yose aninahaze Izina ryiwe ryeranda ;
Himbaza Umukama se mushaha wanje,
Maze ntihagire ico wibagira mu vyiza vyiwe.
Ni We akurekurira ibicumuro vyawe vyose,
Ni We agukiza indwara zose ;
Ni We akugarurira ku cobo,
Ni We atuma uhagatirwa n’urukundo n’igishika.
Umukama ni We Nyen’imbabazi n’ikigongwe,
Ntakaza ishavu, yuzuye urukundo ;
Uko ducumura, siko aduhana,
Uko tumutuka, siko adusubiza.
Nk’uko ubuseruko buri kure y’uburengero,
Niko adushira kure y’akabi kacu ;
Nk’uko umuvyeyi akunda abana biwe,
Niko Umukama akunda abamwubaha.
IGISOMWA CA KABIRI
Ivyo dusoma mw’Ibaruwa rya mbere Umutumwa Paulo yandikiye Abakorenti : 3, 16-23
(Vyose ni ivyanyu, namwe muri aba Kristu, Kristu na We ni uw’Imana)
Ncuti zanje,
Mbega, ntimuzi yuko muri ingoro y’Imana kandi ko Mutima w’Imana aba muri mwebwe ? Nihagira uwusambura ingoro y’Imana, Imana izomusambura, kuko ingoro y’Imana ari nyeranda, kandi iyo ngoro ni mwebwe.
Ntihagire n’umwe yihenda : muri mwebwe, nihagira umwe yiyumvira ko ari umunyabwenge ku vy’iyi si, niyigire ikijuju ngo abone guhinduka umunyabwenge w’ukuri ; kuko ubwenge bw’iyi si ari ubusazi mu maso y’Imana. Na none handitswe ngo : Umukama ategera abanyabwenge mu bubangutsi bwabo, kandi ngo : Umukama arazi ivyiyumviro vy’abanyabwenge, arazi ko ataco bimaze.
Ni uko rero, ntihagire n’umwe yihayagiza mu bantu ; kuko vyose ari ivyanyu, ari Paulo canke Apolo canke Kefas, ari isi canke ubuzima canke urupfu, ari ivy’ubu canke ibizoza ; vyose ni ivyanyu, namwe muri aba Kristu, Kristu na We ni uw’Imana.
INKURU NZIZA
Alleluia, alleluia.
Uwuzigama ijambo rya Kristu, muri we urukundo rw’Imana niho ruba rurangukiye.
Alleluia.
Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza yanditswe na Matayo : 5, 38-48
(Nimukunde abansi banyu)
Muri irya minsi, Yezu yabariye abigishwa biwe ati :
« Mwarumvise ivyavuzwe ngo : Ijisho ki rindi, iryinyo ku rindi. Eka jeho ndababwiye kudahangana n’umuhambazi ; nihagira uwugukubita kw’itama ry’iburyo, muhereze n’irindi. Uwushaka kukwitwarira ngo agutware ikanzu, muhebane n’igikwemu. Umuntu niyakugobera ngo mujane inzira y’intambwe igihumbi, mukwirikire mugire ibihumbi bibiri. Uwugusavye n’umuhe, uwukuguranye ntumwinyungushure.
Mwarumvise ivyavuzwe ngo : Uzokunda umugenzi wawe, wanke umwansi wawe. Jeho rero ndababwiye nti : Kunda abansi banyu, kandi musabire ababahama, ngo mwerekane ko muri abana ba So wanyu wo mw’ijuru aha izuba ababi n’abeza, agaha imvura intungane n’indyarya.
Kuko mukunze ababakunda gusa, impera yanyu izoba iyihe ? Abatozakori bo ntibabigira ? Kandi muramukanije na benewanyu gusa, mwoba mugize iki c’akatabonetse ? Abapagani bo ntibabigira ? Mweho rero, nimube beranda nk’uko So wanyu wo mw’ijuru ari mweranda. »
L’Esprit de Dieu nous rend libres dans nos choix, nous rend frères.
Dans la première lecture, «La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix». Ce verset tiré de la première lecture de la liturgie de ce dimanche, pourrait être une illustration des deux Arbres du livre de la Genèse : l’Arbre de la vie et l’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2, 9). Nous ne sommes pas « déterminés » au mal ; le péché n’est pas une fatalité ; mais nous sommes invités à discerner le bien à la lumière de l’Esprit, et à l’accomplir dans la force qu’il nous donne : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». Telle est la Bonne Nouvelle annoncée par le Sage, et réalisée en Jésus, mort au péché, et ressuscité dans la puissance de l’Esprit de liberté et de vie. Car la vraie liberté consiste à pouvoir discerner et choisir ce qui promeut la vie que le Père nous donne et dont il veut nous combler. La Révélation nous enseigne qu’après la rupture du péché, qui avait conduit au triomphe de la mort, cette liberté nous est à nouveau donnée dans la participation à la vie filiale de Jésus (cf. 2 P 1, 4). Tel est le projet de Dieu sur nous, « sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse», avons-nous entendu dans la 2ème lecture. Dès lors, si la vérité de notre condition humaine consiste à vivre uni au Christ, l’union à Jésus par la foi est l’unique chemin qui nous conduit à l’Arbre de vie, qui nous restaure dans une relation filiale avec Dieu, et nous ouvre à la fraternité universelle. On comprend dès lors que loin de vouloir « abolir » les commandements qui balisent notre marche sur le chemin de la liberté et de la vie, Notre-Seigneur est tout au contraire venu « accomplir la Loi et les Prophètes », afin de mettre en pleine lumière la voie qui conduit à Dieu son Père et notre Père, en passant par l’obéissance à sa Parole. Cette suprême sagesse, nous dit Saint Paul, est cependant aux antipodes de « la sagesse de ceux qui dominent le monde», ce terme désignant précisément la part de l’humanité qui refuse l’illumination du Verbe.
Certes la justice humaine, qui s’efforce par tous les moyens de défendre les « droits » des individus, est une valeur précieuse ; pourtant elle est insuffisante aux yeux de Jésus : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ». Notre-Seigneur n’a nullement l’intention de rajouter d’autres commandements – on n’atteint pas l’amour en multipliant les préceptes – mais il annonce la nécessité d’un saut qualitatif, qui ne peut se réaliser que dans l’Esprit qu’il va répandre sur toute chair au matin de Pentecôte. Il est remarquable que les exemples cités par Jésus aient tous trait à la violence dans les relations, dont Notre Seigneur dévoile toute l’ampleur : - la colère menace la vie physique du frère ; - l’insulte le blesse profondément dans sa vie psychique ; - la malédiction l’exclut du champ religieux ; - la concupiscence du regard commet déjà intentionnellement l’adultère, qui fait violence à la relation d’alliance nuptiale ; - la répudiation est une violence faite au droit de l’épouse à la fidélité et à la stabilité familiale ; - le serment prononcé à la légère, fait violence à la confiance. La stricte justice se contente de réguler tant bien que mal les formes extérieures de cette violence, mais sans pouvoir ni la déraciner, ni la remplacer par un ordre supérieur, celui de la charité. Seul l’Esprit peut nous donner d’accomplir cette conversion de la violence à la douceur, la patience, la compassion, la tendresse, bref : à l’amour.
Hélas trop souvent nous nous berçons d’illusion quant à la dureté du chemin : les comparaisons de Jésus nous font pressentir la radicalité des renoncements qu’implique une telle conversion : « Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne ». L’image du chrétien mutilé mais sauvé nous montre quelle peut être l’ardeur de cette lutte et prévient toute association abusive entre la grâce et la facilité. La grâce de Dieu n’a pas pour objet de nous éviter les résolutions difficiles, les sacrifices, les amputations, mais de les rendre possibles. L’Esprit m’est donné pour pouvoir faire les choix radicaux, arracher de ma vie et jeter loin de moi ce qui m’empêche d’être libre de la liberté des fils, même si ce dont j’ai à me séparer et d’un grand prix à mes yeux. Que pourrions-nous mettre en balance avec la Perle rare, le Trésor unique de la Vie éternelle ? Aussi l’oraison d’ouverture de la liturgie de ce jour ne demande-t-elle pas à Dieu de nous permettre d’observer scrupuleusement tous les commandements, mais « de vivre selon sa grâce », car « Dieu veut habiter les cœurs droits et sincères ».
En effet, la sagesse que « le cœur de l’homme n’avait pas imaginée, et qui avait été préparée pour ceux qui aiment Dieu » n’est autre que l’Esprit Saint, c’est-à-dire la Charité infuse, cette force surnaturelle qui nous permet de vaincre l’inertie du vieil homme, et de vivre dans la logique de l’amour, c’est-à-dire du primat du don. Les « adultes dans la foi », c’est-à-dire les croyants qui ont engagé résolument le combat avec la partie obscure d’eux-mêmes, et dont la foi est vivante par une charité qui se met en peine, ne sauraient être déçus dans leur espérance, car ils ont déjà part à leur héritage ; ils savent que « les yeux du Seigneur sont tournés vers ceux qui le craignent » pour leur faire grâce au temps voulu et leur « donner part à sa gloire».
La conversion radicale à laquelle nous invite Jésus, implique aussi de reconnaître qu’en Lui nous sommes tous frères, étant fils d’un même Père. Nous ne nous tenons donc jamais seuls devant l’autel : en chacun de nous, c’est le Corps tout entier qui présente son offrande à Dieu. Dès lors, comment notre Père des cieux pourrait-il se réjouir du don de ses enfants, s’ils sont divisés entre eux ? Voilà pourquoi « lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande ». Qui de nous est à la hauteur d’une telle exigence? Toutes les interpellations lancées par Jésus sont personnelles ; il n’est pas question de couper la main ou le pied de mon frère, ou de lui arracher l’œil : c’est de mon problème qu’il s’agit.
Puissions-nous discerner dans ces Paroles déconcertantes un appel à oser nous engager résolument sur le chemin de la vraie liberté, celle de l’amour de charité ; et puissions-nous accueillir la force de l’Esprit pour arracher et jeter loin de nous ce qui menace notre participation à la vie divine, notre héritage.








