Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

N’ayons pas peur des médias, les papes nous servent de bon exemple.

A. Lambert RIYAZIMANA

Avant de conclure mon article du 17 Aout  de cette année sur l’univers digital comme espace et opportunité d’évangélisation, j’ai parlé des dangers dont beaucoup ont peur quand il faut se jeter dans cet univers de la communication. Mais cela partait de notre initiative, sans que quelqu’un nous pousse à répondre. S’il est dur pour nous de prendre l’initiative, je m’imagine combien il sera pénible de devoir répondre à une requête d’un journaliste, surtout s’il n’est pas de notre camp, de notre obédience.

En ces derniers jours, je suis resté longtemps  à m’interroger sur la valeur des dernières interventions de nos deux Papes, le Pape François et le Pape Émérite, Benoît XVI, qui écrivent et répondent via le quotidien la Repubblica. Le pourquoi de ces quelques lignes? Simple: je ne puis m’empêcher de considérer que cela a servi de coup d’envoi, sinon « ré-envoi » de ceux qui ont peur d’affronter ce « monstre » qu’est ma presse. Je voudrais livrer ici quelques considérations.

Sur l’avion du retour des J.M.J de Rio de Janeiro, le Pape François a parlé aux journalistes de sa « peur » d’affronter la presse, une peur qui s’est effacée petit ) petit au cours de la conversation qu’il a tenue avec eux. Il leur a confié qu’il les a trouvés par contre sympathiques… Ainsi affronta-t-il tant de questions, librement (je n’ose pas dire à l’improviste!). Mais cela à été toujours de la sphère du normal. Qu’un pape donne une interview, des journalistes sont témoins de cela. mais que le Pape réponde à un athée, dans un journal qui n’est pas « Osservatore Romano » ou assimilés, mais dans Repubblica, cela a suscité beaucoup d’interrogations. Cela fut accru par le fait que le Pape Émérite fit de même quelques jours après en répondant à un mathématicien athée, via le même journal qui n’est pas beaucoup clément, du moins à mon avis, envers l’Église Catholique. Quelles leçons pouvons-nous en tirer?

J’en ai entendu et j’en connais qui tremblent quand ils entendent qu’un journaliste veut les voir, veut parler avec eux. Ils commencent à s’interroger sur ce qu’ils auraient combiné (c.à.d fait de mal) pour qu’ils attirent l’attention des journalistes. mais je pense qu’il nous faut profiter de l’occasion pour dire un mot qu’il vaut la peine de dire, étant donné que ce journaliste ne pourra pas retourner à la rédaction sans le matériel nécessaire pour son service. Tu ne diras rien, peut-être, par « fausse précaution », mais tu n’empêcheras pas les autres de dire ce qu’ils pensent et « ce qu’ils pensent que tu aurais dit ».  Les deux Papes, en entrant en dialogue avec le monde (même celui athée!), ils n’ont fait que répondre à l’invitation de Saint Pierre qui nous demande d’être toujours prêts à rendre le raison de notre foi à ceux qui ne le demande (1 Pierre 3,15).

Il y a ensuite le danger, ou mieux, la peur d’être critiqué. J’estime qu’il est question de mémoire, étant donné que nous sommes souvent ds hommes de « courte mémoire ». Quand est-ce qu’une intervention du Pape n’a pas fait objet d’analyse, de critique, souvent même peu courtoises? Pensons-nous que ce soit le choix de s’exprimer par le canal d’un journal laïc (au sens occidental du terme) qui est à la base des réactions? Loin de là. par ailleurs, beaucoup sont revenus sur cette ouverture d’esprit qui va trouver l’autre dans son milieu de vie, de travail: il s’agit, pour reprendre les termes du Pape, de « sortir jusque dans les périphéries existentielles de la vie« . Qu’on se détrompe donc. Ce n’est pas le fait de parler au micro du journaliste qui fait réagir, mais la nature même du message qui dérange, peu importe la manière dont tu le livre.

En concluant, je pense qu’une invitation nous est lancée de la part de l’Église: n’ayons pas peur de parler, de témoigner de nos convictions de chrétiens, fût-ce devant le micro du journaliste. Ce dernier est en avant tout préoccupé de recevoir du matériel pour écrire, pour parler. Avez-vous jamais vu sortir un journal avec des pages vides, ou bien entendu un édition d’informations où l’on s’excuse parce qu’il n’y a pas eu de nouvelles à raconter? SI tu ne dis rien, les autres le diront à ta place et souvent même contre toi-même. Pourquoi alors avoir peur quand le Pape nous y devance et se donne pour exemple?

« Accueillir ton pardon, voilà notre justice, Dieu d’Amour et de miséricorde! »

Abbé Lambert RIYAZIMANA

Abbé Lambert RIYAZIMANA

Chers amis, méditons ensemble la Parole que l’Église nous propose pour ce Dimanche. Entre le Bon Dieu et nous, il y a un problème de communication. Il a beau dire, il a beau faire, nous ne le comprenons pas. Ce n’est pas d’aujourd’hui. Déjà Ben Sirac le Sage, autour du IIIème siècle avant notre ère, était obligé de rétablir le vérité : le Seigneur « ne fait pas de différence entre les hommes » ! Notre prière « parvient jusqu’au Ciel », il nous écoute. Il semble que non? Peut-être quand nous considérons que les autres sont mieux exaucés que nous. Peut-être quand nous constatons que ceux qui ne font manifestement aucun effort pour vivre de l’Évangile connaissent prospérité et bonheur. Bref, que ce sont sur nos lèvres ou dans nos cœurs, le cri retentit comme une accusation : « c’est injuste ! ». Dire que « c’est injuste » est en effet insinuer que Dieu n’est pas juste ou, pour le moins, que nous sommes plus capables que lui de discerner ce qui est juste.
 est-ce « vraiment vrai »?

Pour nous aider, Jésus nous entretient de la façon de bien prier. La semaine dernière, il nous incitait à la persévérance, rappelant que nous sommes toujours exaucés en Dieu et qu’il nous faut prier continuellement jusqu’à l’avènement du temps de Dieu. Cette semaine, il choisit d’inventer une petite parabole décrivant une situation très contrastée. Jésus rassemble dans le temple, au même moment, celui qui est prétendu par tous, à commencer par lui même, comme juste et pieux et celui qui est unanimement considéré comme le type des pécheurs publics. Jésus nous montre un pharisien et un publicain.

La prière du premier est une longue action de grâce. « Il ne demande rien ». C’est d’abord bien parce qu’il dit ce qu’il fait réellement, non comme « moi » qui me vente des choses que je n’ai pas faites, seulement parce qu’il n’y a personne pour me contredire. Cette action de grâce est réellement adressée à Dieu : il n’a pas l’orgueil de se mettre à la place de Dieu, ni même à sa hauteur. Ce pharisien dit clairement que sa justice lui vient de Dieu. Mais sa prière n’est autre que la liste de ses propres vertus. Plus exactement, la liste de tous les péchés qu’il n’a pas commis. Ce n’est pas si mauvais. Il se débrouille bien. Certes, il aurait pu évoquer les bonnes actions qu’il n’a pas commises alors qu’il en avait eu l’occasion. Mais il est honnête dans sa description.

Le second est conscient d’être pécheur. Il n’a pas besoin de faire une liste détaillée des péchés commis. Il ne fait pas de confession ! Je me l’imagine toujours (et peut-être) cherchant de devenir meilleur, comme moi, mais sans y parvenir et cela lui pèse. Tout le jour, ses péchés sont devant sa face et pèsent sur son âme. Tout le jour il peut en lire la liste dans les yeux des gens qu’il croise. Si l’on savait que les mendiants arrivaient à refuser son aumône ! Il était l’image même de la déchéance morale : son métier obligeait à manier la monnaie romaine, donc le mettait dans un sacrilège à longueur de la journée. De plus, les pièces avaient l’effigie de l’Empereur (le Colonisateur !) avec une inscription proclamant sa divinité (il était une idole).  Ce publicain reconnaît ce qu’il a fait de mal. Mais on pourrait souligner que, s’il est honnête dans sa description, il ne parle pas de réparer les torts qu’il a commis.

Quelle est la différence entre ces deux hommes que Jésus veut mettre en évidence ? Tous les deux sont honnêtes dans ce qu’ils disent. Est-ce donc la capacité de reconnaître ses tords ? Il y a plus.

 Si le publicain n’ose pas lever les yeux au ciel, sa prière est en effet un appel à la miséricorde : « Mon Dieu, prends pitié » s’écrit-il. Il demande à Dieu de lui pardonner. Le pharisien n’avait pas demandé à être pardonné, et, plus fondamentalement, il n’a rien demandé à Dieu. Il n’attend rien de Dieu. Il n’est pas en relation avec le Seigneur, sa prière est centrée sur lui-même. Il n’y a de place dans son cœur pour personne d’autre. Si bien qu’il se contente d’avoir une image approximative de ses frères. Il les classe (toujours comme moi!) par catégories : les voleurs, les injustes, les adultères. Il n’en connaît aucun et les méprise tous.

 Quand il rentre chez lui, lui qui n’a rien attendu de Dieu, est resté ce qu’il était : pauvre. Inconscient de la justice de Dieu. Il n’a pas connu le vrai visage du Seigneur, le Dieu qui ignore les comparatifs et qui offre l’absolu de son amour.

Ce visage, le publicain montre qu’il le connaît lorsqu’il se met à la dernière place dans le temple parce qu’il voit tous ses frères plus méritants que lui-même ; il montre qu’il connaît le visage de Dieu lorsqu’il se frappe la poitrine en se reconnaissant pécheur et en criant vers lui. La justice de Dieu ne se limite pas en effet à l’exigence de dire ce qui est mal dans nos vies. Elle consiste à recevoir un avenir renouvelé comme don de la bonté de Dieu. Le pécheur qui se bat la poitrine et crie vers Dieu attend que justice soit faite, c’est-à-dire qu’il attend que Dieu lui donne un avenir que le péché lui a volé. Et puisqu’il l’attend de Dieu, Dieu le lui donne. Quand il rentre chez lui, le publicain est devenu juste, il a reçu la possibilité d’un avenir avec le Seigneur, il est rendu capable de mettre en œuvre la volonté de notre Père des Cieux.

Ce publicain nous enseigne donc que la justice de Dieu est sa bonté, généreuse et gratuite, qui donne sens à nos existences en nous reconnaissant comme des personnes quand nous ne recevons de nos frères, et de nous-mêmes, que la condamnation. La justice de Dieu n’est pas seulement la miséricorde qui pardonne les péchés commis, elle est la miséricorde qui recrée notre capacité d’être en relation de confiance avec notre Dieu. La justice de Dieu est la preuve de sa fidélité. Il est le Dieu de gratuité! On n’a pas à mériter sa bienveillance qui fait passer de l’attitude du pharisien, qui croit qu’une personne est définie par ses qualités ou son absence de défauts, à l’attitude du publicain, qui a compris qu’il est devant Dieu un sujet aimé et qui est rendu capable d’agir et de porter les fruits de l’Esprit.

Ainsi résonne la sentence finale : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». Celui qui se met en position de ne rien recevoir de Dieu sera un jour reconnu pour ce qu’il est : pauvre de tout. Et celui qui s’humilie recevra ce que sa prière mérite : il sera riche de Dieu et élevé à la dignité de fils adoptif. Oui, Dieu est amour. Dieu est gratuité : il « souffre » avec le pécheur qui souffre de son péché. C’est pourquoi il défie les épines et les roches à la recherche de la brebis égarée, épuisée à ne pouvoir plus marcher sinon qu’être mis sur les épaules du berger.

« Finalement je comprends Seigneur : accueillir ton pardon, voilà notre justice. En effet, nous ne sommes pas justes, mais « justifiés », nous ne sommes pas « gracieux », mais « graciés ». Oui, ton jugement est grâce pour qui n’ose plus lever les yeux jusqu’à Toi, mais dont le cœur supplie. Merci Seigneur ».

IDOMINIKA YA 30 YO MU MWAKA

IGISOMWA CA MBERE

Ivyo dusoma mu gitabu c’Ubwitonzi : Sir 35, 15b-17. 20-22

(Imana ntiyirengagiza igisabisho c’umukene)

Umukama ni umucamanza atagira nkunzi.
Ntatoranya, arumviriza riho uwugowe amwambaza. Ntakengera igisabisho c’impfuvyi, n’iminiho y’umupfakazi.
Uwukorera Imana n’umutima wiwe wose, Imana iramwakiriza yompi, igisabisho ciwe kigashika mw’ijuru.
Igisabisho c’umworo kiramena ibicu ; ntashobora guhozwa igihe atararonka ico asaba.
Azohozako gushika Uwo mw’ijuru amurabe ryiza, aburanire intungane, azicire urutunganye.

Izaburi 33 (34), 2-3. 17-18. 19-23
Icit : Umurushwa aratabaza Umukama, akamwumvira.

Nzoninahaza Umukama na ntaryo,
nzomuhaya ntahengeshanya.
Nanje nyene nzoninahazwa n’Umukama,
abantu batobato nibumve, bahimbarwe.

Umukama aserukira gutikiza inkozi z’ikibi,
ntizibe zikirangwa kw’isi.
Barasaba Umukama akabumvira,
akabakiza umwitwarariko wabo wose.

Umukama yama yiyegereza imitima ituntuye,
akaremesha abajonjogoye.
Umukama azocungura abasavyi biwe,
nta wumuhungirako azopfa yishuye.

IGISOMWA CA KABIRI

Ivyo dusoma mw’ibaruwa rya kabiri Umutumwa Paulo yandikiye Timote : 4, 6-8. 16-18
(Shira ku muzirikanyi ijambo ry’Umukama)

Mwananje nkunda cane,
Jeho ndiko nditangako inkuka kandi igihe canje c’ukwigira kirashitse. Nararwanye rugabo, nararangije urugendo, narazigamye ukwemera. Ibisigaye ni ukuronka rwa rugori rw’ubutungane Umukama, We Mucamanza w’intungane azompereza kuri urya musi, kandi ntazoruhereza jewe jenyene, azoruhereza n’abo bose bazoba baroreranye urukundo iseruka ryiwe.

Aho natangura kuja kwiburanira, nta n’umwe yamfashije, ariko bose barampevye. Ese Imana itobobahora ! Umukama ni We yampagarikiye akandemesha, kugira ngo ijambo ryiwe rimenyeshwe nanje bimwe bishemeye kandi rishikire abapagani bose.
Nanje naravuye mu menyo y’intambwe ; Umukama azonkiza icitwa akabi cose kandi azondonsa ubwami bwiwe bwo mw’ijuru. Ni We akwiye ubuninahazwa imyaka yose. Amen.

English: The Pharisee and the Publican (Le pha...

The Pharisee and the Publican (Le pharisien et le publicain) by James Tissot, 1886-94, Opaque watercolor over graphite on gray wove paper, Brooklyn Museum (Photo credit: Wikipedia)

INKURU NZIZA

Alleluya, alleluya.
Imana ni Yo yatumye abantu b’isi buzura na Yo muri Kristu, ikongera ikadushiramwo ijambo ry”ubwo bwuzure.
Alleluya.

Ivyo dusoma mu Njili Nyeranda yanditswe na Luka : 18, 9-14

(Umutozakori ni we yatashe agabanye)

Umunsi umwe, Yezu yaciriye uyu mugani bamwe bagira ngo ni bo beranda bagakengera abandi, ati : « Abantu babiri baraduze mw’isengero gusenga : umwe akaba ni Umufarizayo, uwundi na we Umutozakori.
Nya Mufarizayo, umutwe aranega, ku mutima asenga, agira ati : ‘Mana yanje, ndagushimiye, kuko ntameze nk’abandi, bo bariba, bakarenganya abandi, bagasambana, kandi simeze nk’urya Mutozakori ; nisonzesha kabiri mu ndwi, ngatanga imperezwa y’ivyo ntunze vyose.’
Wa Mutozakori na we, aguma kure, ntiyubahuka n’uguhanga ijuru, mugabo yikubita ku gikiriza, avuga ati : ‘Mana yanje, ngirira ikigongwe, jewe munyabicumuro.’
Ndabibabwiye : uyu ni we yatashe agabanye, na we umwe wa mbere, haba namba. Kukaba nkako, umuntu yihaya azoteterezwa, na we uwicisha bugufi azoshemezwa. »

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin