Évangéliser les aréopages contemporains

Le Blog et l’Admin.

La moisson du Seigneur est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Dans la joie et l’espérance prions le Maître de la moisson.

Saint Luc nous parle aujourd’hui du devoir principal que doit assumer le disciple : la mission. Celle-ci consiste à étendre la paix qui provient du Règne de Dieu, c’est-à-dire de la conviction que Dieu est à l’œuvre en notre vie, quand bien même tout peut sembler sombre, plat, sans saveur et sans lendemain. Le disciple n’annonce rien d’autre que la croix, la mort et la résurrection de Jésus, et cela change le sens des choses, même quand on est confronté aux échecs, comme le dit bien Saint Paul, lui qui ne trouve aucun autre motif de sa joie que dans la foi au Christ mort et ressuscité.

C’est donc une mission à laquelle nous sommes tous appelés. Les disciples ne peuvent pas concevoir la mission comme une attente. Au contraire, ils doivent se mouvoir, courir, et cela n’a pas de restrictions : la Bonne nouvelle doit atteindre tous, doit rencontrer et assumer les diversités culturelles (manger tout de ce que les autres mangent, au lieu de s’en tenir aux coutumes juives de la pureté rituelle, même pour le manger). Nous sommes loin d’une Eglise dont certains pensent qu’elle confie sa mission seulement aux Evêques, aux prêtres, aux consacrés, aux responsables des communautés.

« Allez !». Mais « où ? »
Il s’agit d’une invitation à se mettre en chemin. Jésus parle des villes. Entendons pas ici tous ces lieux de partage de la vie quotidienne, ces milieux du pouvoir (qui réside normalement dans les villes), de la culture, de l’information rapide et complexe, ces lieux de l’expérience humaine. « Allez » : un ordre peu confortable. Il ne s’agit pas de nous enfermer chez nous, en attendant qu’on vienne nous chercher parce qu’on a besoin de nous : certains ne sauront même pas que nous pouvons leur être utiles !

Il s’agit de sortir, comme le dit bien souvent le Pape François,

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Ku wa 1 ukurikira Pentekoti: Bikira Mariya, Nyina w’Ekleziya. (Uwo bibuka)

Menya neza:
Marie Mère de l'EgliseKu gushaka kw’Umwungere w’Ekleziya Papa Fransisko, Igisata  co ku kirimba c’Ekleziya kijejwe ivy’Amasabamana n’Ihimbazwa ry’Amasakramentu (Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements) carateye igikumu kw’itegeko ryo ku wa 11 ruhuhuma 2018 (décret Prot. N.10/18), rishikirizwa ku wa 3 ntwarante 2018 rishinga ibijanye n’ihimbazwa ry’uwo musi (mu vyerekeye ibisabisho vyo mu Nkuka ya missa, ibisomwa hamwe n’igisabisho c’Amashemezo y’Ekleziya vyo kuri uwo musi.
Tugira dutange rero ibisomwa tuzoshikirizwa kuri uwo musi twibuka (Mémoire) Bikira Mariya, Nyina w’Ekleziya.

Ivyo dusoma mu Gitabu c’Amamuko (Gn 3, 9-15.20)

Umukama Imana ahamagara Adamu amubwira ati: «Uri hehe?» Yishura ati: «Nakwumvise ishwashwa mu murima, nca ngira ubwoba kuko ndi gusa, ni ko kwinyegeza.»  Umukama Imana asubizayo ati: «Ni nde yakubwiye ko uri gusa? Woba wariye ku giti nari nakubujije kurya?» Adamu yishura ati: «Wa mugore wampa ngo abane nanje, ni we yampaye ivyamwa vya ca giti, nanje ndarya.»  Umukama Imana abwira umugore ati: «Ivyo wagize ni ibiki?» Umugore na we yishura ati: «Inzoka yampenze hanyuma ndarya.»
Umukama Imana abwira inzoka ati:
«Ko warikoze,
uragacibwa mu bitungwa vyose,
no mu bikoko vyose vyo mw’ishamba.
Uzogenda urakuba inda yawe hasi, kandi indya yawe ibe ivu,
imisi yose y’ubuzima bwawe.
Nzoshira urwanko hagati yawe n’umugore,
hagati y’uruvyaro rwawe n’uruvyaro rwiwe,
ruzoguhonyora umutwe,
nawe urukomore ku gitsintsiri.»
Adamu yita umugore wiwe Heva, kuko yabaye nyina w’abazima bose

Canke:
Ivyo dusoma mu Gitabu c’Ibikorwa vy’Abatumwa (1,12-14)

Abatumwa bagaruka i Yeruzalemu, bavuye (suite…)

Pentecôte: l’Esprit Saint ouvre les frontières. 
Au fantasme de l’uniformité, l’unité dans la diversité.

Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent :
la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.

A. Lambert

Le récit de la Pentecôte, dans le livre des Actes des Apôtres, fait d’abord un état d’un coup violent de vent. Ne fallait-il pas un souffle puissant pour secouer des esprits figés et délier les langues muettes ? Une pluie de feu n’était-elle pas nécessaire pour embraser ces disciples glacés par la peur ? Seul l’Esprit de Dieu pouvait faire sortir ces hommes traqués de leur refuge. L’énumération des 12 provinces de l’empire symbolise la mission universelle des apôtres, ce qui est aussi la véritable signification du prodige des langues. Loin d’enfermer, l’Esprit de Dieu ouvre ; il manifeste la générosité de Dieu dans la chatoyante diversité des dons. Au fantasme de l’uniformité obligatoire (ce qui demeure une obsession pour certains), illustré par la tour de Babel, le souffle Créateur de la Pentecôte oppose une unité à construire dans le respect des différences, par le dialogue et la réconciliation. Quand cela se passe-t-il ? L’Evangéliste Jean nous répond : le premier jour de la semaine. Avec l’Esprit que Dieu donne, une nouvelle création voit le jour. C’est une nouvelle Genèse. « Le premier jour de la semaine » : nous sommes loin de la pesante obligation de la messe dominicale qui est perçue par certains sous l’aspect juridique. Il s’agit d’une nécessité vitale : Dieu nous recrée par son souffle ! A la première création, « Dieu souffla dans les narines de l’homme un souffle de vie »(Gn2,7). A la dernière création, il est dit : « Souffle sur ces ossements desséchés et ils vivront »(Ez 37,9). De nos jours, le Souffle de Dieu est toujours à l’œuvre.

… ils se trouvaient réunis tous ensemble.

Esprit-SaintLe jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint descendit avec puissance sur les Apôtres et la mission de l’Eglise dans le monde commença. Jésus avait lui-même préparé les apôtres à cette mission en leur apparaissant plusieurs fois après sa résurrection (cf. Ac 1, 3). Avant son ascension à la droite du Père, il leur donna l’ordre de « ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis » (cf. Ac 1, 4-5). Il leur demanda de demeurer ensemble pour se préparer à recevoir le don de l’Esprit Saint. C’est alors qu’ils se réunirent en prière avec Marie au Cénacle, dans l’attente de l’événement promis.
Demeurer ensemble dans la prière, être dans la concorde, fut la condition posée par (suite…)

Sinogenda ntashimye

Ndarengutse, ntuma

UMVIRIZA. RIRIMBA

Prier l’Office divin